Giorgio Colangeli: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Giorgio Colangeli en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
148
œuvres recensées
130 films · 18 séries
- Première année recensée
- 1993
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 2007, le David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle consacre Giorgio Colangeli, né le 14 décembre 1949 à Rome. L’année précède une série de rôles repérables dans le cinéma italien des années 2000 et 2010, où son nom circule dans des films de Paolo Sorrentino, Marco Tullio Giordana, Daniele Luchetti ou Paola Cortellesi.
Giorgio Colangeli, du théâtre à l’écran italien
Le nom de Giorgio Colangeli apparaît d’abord dans des productions italiennes où la présence compte autant que la place au générique. Dans « Le Dîner » d’Ettore Scola, sorti en 1998, il tient le rôle de Vincenzo Petrosillo. Le film ouvre une suite de collaborations avec des cinéastes qui travaillent le récit politique, la chronique sociale ou le drame d’époque.
Quelques années plus tard, il revient chez Ettore Scola avec « Gente di Roma » en 2003. Cette même année, son nom figure encore dans « Padre Pio - Tra cielo e terra ». Le début des années 2000 le voit passer d’un long métrage à l’autre sans rupture apparente, avec des présences qui s’inscrivent dans des ensembles déjà structurés par des réalisateurs installés.
En 2006, « L'aria salata » d’Alessandro Angelini prolonge cette présence dans le cinéma italien contemporain. L’année suivante, le David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle vient couronner cette phase. Le prix, attribué en 2007, marque une reconnaissance institutionnelle qui place Colangeli parmi les seconds rôles régulièrement sollicités par le cinéma italien de la décennie.
Autour de Scola, Sorrentino et Giordana
En 2008, Giorgio Colangeli rejoint « Il divo » de Paolo Sorrentino dans le rôle de Salvo Lima. Le film installe son nom dans une zone plus politique, au contact d’un récit centré sur les arcanes du pouvoir italien. La même année, il apparaît dans « Si può fare » de Giulio Manfredonia, autre étape d’une filmographie qui traverse plusieurs registres sans changer de centre de gravité.
L’année 2009 l’associe à « La doppia ora » de Giuseppe Capotondi et à « Palestrina - Prince de la Musique » de Georg Brintrup. Le premier titre le maintient dans le cinéma de genre italien, le second l’inscrit dans une production tournée vers une autre époque et un autre imaginaire. Dans la foulée, « La donna della mia vita » de Luca Lucini arrive en 2010, puis « 20 sigarette » la même année.
Toujours en 2010, Colangeli joue dans « La nostra vita » de Daniele Luchetti. « Tatanka » de Giuseppe Gagliardi suit en 2011, puis « Piazza Fontana » de Marco Tullio Giordana en 2012, où il interprète Federico Umberto D'Amato. Le titre de Giordana le replace dans un cinéma de mémoire civile, sans quitter la continuité d’un travail fait de rôles secondaires très situés.
Une présence régulière dans les années 2010 et 2020
En 2015, Giorgio Colangeli apparaît dans « L'attesa » de Piero Messina, puis dans « Tutto può succedere » la même année, où il joue Ettore Ferraro. La décennie suivante le voit revenir vers des projets de cinéma et de télévision qui maintiennent sa visibilité dans la production italienne.
En 2020, il figure dans « Permette? Alberto Sordi » de Luca Manfredi, dans le rôle de Pieto Sordi. Deux ans plus tard, « The King » lui confie Nicola Laccarino. L’année 2023 le retrouve dans « Il reste encore demain », où il incarne Sor Ottorino, face à un film de Paola Cortellesi qui a largement circulé hors d’Italie.
En 2024, il apparaît dans « Immaculée » comme Cardinal Franco Merola. Deux projets sont annoncés pour 2025 et 2026 dans les listes de crédits: « Le Monstre de Florence », « The Haven » et « Agata Christian - Delitto sulle nevi », où il interprète Carlo Gulmar. Ces titres prolongent une présence déjà établie dans des productions italiennes de premier plan ou à venir.
Un prix et des seconds rôles tenaces
Le David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle, obtenu en 2007, reste l’unique prix explicitement rattaché à son nom dans les repères disponibles. Le palmarès situe Colangeli dans une zone précise du cinéma italien: celle des interprètes appelés pour densifier un récit, soutenir une distribution et faire tenir une scène sans déplacement spectaculaire.
Cette reconnaissance se lit aussi dans la variété des réalisateurs qui le choisissent. Ettore Scola l’utilise dans « Le Dîner » et « Gente di Roma », Paolo Sorrentino dans « Il divo », Marco Tullio Giordana dans « Piazza Fontana », Daniele Luchetti dans « La nostra vita », Paola Cortellesi dans « Il reste encore demain ». Le nom revient, d’année en année, dans des films où les rôles secondaires pèsent sur l’architecture d’ensemble.
- 1998: « Le Dîner » d’Ettore Scola, rôle de Vincenzo Petrosillo
- 2008: « Il divo » de Paolo Sorrentino, rôle de Salvo Lima
- 2012: « Piazza Fontana » de Marco Tullio Giordana, rôle de Federico Umberto D'Amato
- 2023: « Il reste encore demain » de Paola Cortellesi, rôle de Sor Ottorino
- 2007: David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle
Films et séries avec Giorgio Colangeli
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