Zeinat Sedki: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Zeinat Sedki en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
124
œuvres recensées
124 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1937
- Dernière année recensée
- 1975
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1934, « L’Accusation » de Mario Volpe place Zeinat Sedki au générique d’un premier film. L’actrice égyptienne, née à Alexandrie le 4 mai 1912, a déjà pris un nom de scène lorsqu’elle entre dans cette production italienne tournée en Égypte. Le titre reste une étape parmi d’autres, mais il fixe d’emblée une présence appelée à revenir sans cesse dans le cinéma comique égyptien.
Zeinat Sedki, d’Alexandrie aux plateaux du Caire
Avant le cinéma, Zeinat Sedki passe par la danse du ventre et rejoint au début des années 1930 une association d’artistes. En 1935, elle intègre une troupe de théâtre formée par Naguib el-Rihani, après avoir choisi d’adopter un nom de scène. Ce déplacement vers la scène accompagne une décision plus large, prise contre l’avis de sa famille, et marque son entrée dans une vie artistique publique.
Un an plus tôt, elle avait déjà tourné dans « L’Accusation ». En 1936, « Monsieur veut se marier » d’Alexandre Farkache lui offre un rôle de femme de chambre d’origine rurale, face à Aziza Amir et Naguib el-Rihani. Le film compte pour elle d’une manière particulière, puisqu’elle reprendra plus tard le même personnage sur scène dans une adaptation théâtrale écrite par Naguib el-Rihani et Badie Khairy.
Cette circulation entre théâtre et cinéma installe une méthode de travail durable. Les propositions se multiplient après le film de 1936, puis la période d’après-guerre ouvre encore davantage d’occasions de tournage dans le cinéma égyptien. Zeinat Sedki s’inscrit alors dans un espace où les seconds rôles comptent autant que les rôles principaux, avec des personnages souvent issus des milieux populaires.
Les années 1940 et 1950, une présence continue
En 1944, elle tourne dans « Berlanti » de Youssef Wahbi. L’année suivante, elle passe d’un tournage à 9 films, puis atteint 24 films en 1954. Ces chiffres disent moins une cadence industrielle qu’une place devenue familière dans les productions comiques et mélodramatiques de l’époque.
Elle apparaît dans « Madame la diablesse » de Henry Barakat en 1949, puis dans « Le Héros » et « Le Millionnaire » de Helmy Rafla en 1950. En 1952, « Le Vainqueur » lui donne le rôle d’Aïcha. L’année suivante, « Ceux que j’aime m’ont fait du tort », « Rendez-vous avec la vie » et « Dahab » la retrouvent dans trois films distincts, signés Helmy Rafla, Ezz Eddine Zoulficar et Anwar Wagdi.
Son travail dans ces années s’appuie sur des figures de servante, de voisine ou de femme du peuple. Dans « L’Ange injuste », elle accompagne le personnage joué par Faten Hamama. Dans « Je pars », elle observe l’histoire d’amour entre Madiha Yousri et Emad Hamdy. Cette présence latérale, tenue mais insistante, donne à ses apparitions une fonction précise dans la mécanique des films.
Servantes, mères, voisines
Zeinat Sedki joue souvent des femmes de maison, des mères de l’entourage amoureux ou des propriétaires modestes qui louent une chambre à de nouveaux arrivants au Caire. Dans « صاحبة العمارة » de 1948, elle tient le rôle de نفيسه - إبنة خالة تفاحه. En 1953, « لسانك حصانك » lui confie Wedad, tandis que « Bent Al-Akaber » la montre sous les traits de Halaweyat.
L’année 1954 concentre plusieurs de ses apparitions les plus visibles. Dans « تاكسي الغرام », elle joue Kawakeb. La même année, « C’est toi mon amour » lui attribue le rôle de ام ياسمين. En 1957, elle figure au générique de « الست نواعم », puis de « Le Fils de Hamido » de Fatin Abdel Wahab. En 1958, « La Rue de l’amour » lui offre l’un de ses rôles les plus remarqués, sans rompre avec cette économie de personnages ordinaires qu’elle habite depuis des années.
La série de films portés par Ismail Yasin lui donne aussi une place régulière. Elle apparaît dans « Ismail Yasin dans la police » en 1956, « Ismail Yasin dans la marine » la même année, puis « Ismail Yasin à l’asile » en 1958. Dans ces titres, elle joue souvent la mère de l’élue du héros, ou la belle-mère du personnage principal dans « Mademoiselle Hanafi » en 1954.
Le temps des grands ensembles comiques
En 1956, « Le cœur a ses raisons » de Helmy Halim l’emploie dans le rôle d’une boulangère. Ce film rejoint une série de comédies où sa présence sert de repère à des histoires collectives, souvent construites autour d’un voisinage, d’un foyer ou d’un commerce. Le choix de ces personnages répond à une logique de reconnaissance immédiate pour le public égyptien de l’époque.
L’année 1957 l’emmène vers « C’est toi mon amour » dans le rôle de ام ياسمين, puis vers « Le Fils de Hamido ». En 1959, « العتبة الخضرا » prolonge cette présence dans la comédie populaire. En 1960, « بنات بحري » lui donne le rôle de فردوس, tandis que « Coiffeur pour dames » la ramène chez Fatin Abdel Wahab.
Au début des années 1960, « نساء بلا رجال » précède « رجل وامرأتان » en 1966. Plus tard, son dernier rôle connu est dans « Une fille appelée Mahmoud » de Niazi Moustapha, sorti en 1975. Elle meurt le 2 mars 1978, à 65 ans, après une carrière cinématographique qui a traversé plus de quatre décennies.
Films et séries avec Zeinat Sedki
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