Nobuo Kaneko: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Nobuo Kaneko en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
245
œuvres recensées
240 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1950
- Dernière année recensée
- 1994
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1952, Akira Kurosawa lui confie Mitsuo, le fils de Kanji, dans « Vivre ». Nobuo Kaneko, né le 27 mars 1923 à Taito, Tokyo, apparaît alors dans une distribution où le film japonais s’installe durablement dans la mémoire du cinéma international. Il meurt le 20 janvier 1995 à Chiyoda.
Les années 1950 chez les grands cinéastes japonais
L’année 1952 le place déjà chez Tadashi Imai avec « L'École des échos », puis chez Kōzaburō Yoshimura avec « Violence ». Cette même année, Kurosawa lui donne un rôle dans « Vivre », où il figure parmi les visages du quotidien que le film observe avec précision.
En 1954, il passe chez Mikio Naruse pour « Le Grondement de la montagne », Keisuke Kinoshita pour « Le Jardin des femmes » et Yūzō Kawashima pour « Ashita kuru hito ». La même période le voit aussi chez Kōzaburō Yoshimura dans « Jeunes gens » et chez Senkichi Taniguchi avec « Akasen kichi ».
En 1955, Mikio Naruse le rappelle pour « Nuages flottants ». Le nom de Kaneko circule aussi chez Kaneto Shindō avec « Les Loups », chez Nobuo Nakagawa pour « Natsume Soseki no Sanshiro », puis chez Tomu Uchida dans « Chacun dans sa coquille ». Les années suivantes prolongent cette présence régulière chez Masahiro Makino, Seiji Hisamatsu, Yūzō Kawashima et Umetsugu Inoue.
Des seconds rôles au premier plan des séries de genre
En 1957, Seijun Suzuki le distribue dans « La Terreur des 8 heures », avant de le retrouver l’année suivante dans « La Voix sans ombre ». Yūzō Kawashima lui confie aussi Denbei dans « Chronique du soleil à la fin de l'ère Edo » en 1957, tandis qu’Umetsugu Inoue le dirige dans « Pigalle à Tokyo ».
La fin des années 1950 l’installe dans un flux continu de productions. Il apparaît dans « Kokoro to nikutai no tabi » de Toshio Masuda, « Les Tambours de la nuit » de Tadashi Imai, « Le Désert de Ginza » de Yutaka Abe, puis dans « Onna o wasurero » de Masuda et « Arashi o yobu yūjō » d’Inoue.
Cette cadence se poursuit au début des années 1960 avec « La Condition de l’homme III » de Masaki Kobayashi, où il joue Kirihara Gōchō. Le même ensemble de productions le fait passer par Seijun Suzuki, Koreyoshi Kurahara et Yutaka Abe, dans des œuvres où son nom revient avec une constance qui traverse les studios japonais des années 1950 et 1960.
Les années 1970 et la série des yakuzas
En 1973, Nobuo Kaneko tient Yoshio Yamamori dans « Combat sans code d'honneur », puis retrouve ce même personnage dans « Combat sans code d'honneur 2: Qui sera le boss à Hiroshima? ». La même année, il reprend encore ce rôle dans « Jingi naki tatakai Dairi senso ».
L’année 1974 le fait apparaître dans « Police Tactics », toujours dans un cinéma de rapports de force et d’autorité. En 1975, il est présent dans « 正義だ!味方だ!全員集合!! », puis en 1978 dans « Le Samourai et le Shogun », où sa filmographie rejoint des récits historiques et des intrigues de pouvoir.
Cette séquence se prolonge avec « Shōgun » en 1980, où il interprète Ishido. Le titre place Kaneko dans une production tournée vers l’imaginaire historique, au moment où son visage est déjà associé à plusieurs décennies de cinéma japonais.
Godzilla, la guerre et les pouvoirs d’État
En 1981, il joue Chuichi Nagumo dans « Rengo kantai ». Le film l’inscrit dans un registre militaire où se croisent stratégie, commandement et mémoire de guerre, sans rompre avec les rôles d’autorité qu’il a traversés pendant les décennies précédentes.
La décennie suivante le ramène vers l’univers de Godzilla avec « Le Retour de Godzilla », en 1984 puis en 1985. Il y tient le poste de Home Affairs Minister Isomura, personnage placé au contact direct de la gestion politique et administrative de la crise. Le retour du monstre donne à Kaneko une présence au sein d’un grand titre de la série.
Ces apparitions tardives prolongent une présence déjà ancienne dans les récits de pouvoir. De « Vivre » à « Shōgun », puis à « Le Retour de Godzilla », le même acteur traverse des fictions où l’État, l’armée et les hiérarchies sociales occupent le premier plan.
Une présence durable au cinéma japonais
Entre 1950 et 1993, Nobuo Kaneko apparaît dans plus de 200 films. Cette amplitude ne vient pas d’un seul cycle de notoriété, mais d’une circulation prolongée entre réalisateurs majeurs, studios de genre et productions historiques.
Son nom revient chez Akira Kurosawa, Mikio Naruse, Keisuke Kinoshita, Yūzō Kawashima, Seijun Suzuki, Masaki Kobayashi ou Toshio Masuda. Il passe des drames de l’après-guerre aux films de yakuza, puis aux fresques historiques et aux productions liées à Godzilla, sans que ces registres effacent les précédents.
Les rôles identifiés dessinent un même type de présence: fonctionnaires, officiers, hommes d’appareil, figures d’encadrement. Dans ce cinéma japonais qui alterne chronique sociale, récit de guerre et films de genre, Kaneko reste associé à des personnages situés du côté de l’ordre et des institutions.
Films et séries avec Nobuo Kaneko
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Nobuo Kaneko
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Nobuo Kaneko
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

























