Isao Yamagata: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Isao Yamagata en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
242
œuvres recensées
238 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1951
- Dernière année recensée
- 1986
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1953, « La Porte de l’enfer » de Teinosuke Kinugasa place Isao Yamagata dans le rôle de Wataru Watanabe. L’année suivante, « Les Sept Samouraïs » d’Akira Kurosawa l’associe au « puissant ronin ». Ces deux films fixent d’emblée son nom dans un répertoire où le costume, l’autorité et les récits historiques dominent.
Des débuts entre Kyoto et les grands studios
Isao Yamagata, de son vrai nom Isao Hanawa, naît le 25 juillet 1915 à Londres. Il meurt le 28 juin 1996 à Fuchū. Son activité d’interprétation s’étend de 1951 à 1981, avec près de 180 films à son actif.
Au début des années 1950, il apparaît dans « La Porte de l’enfer » puis dans « La Princesse Sen » de Keigo Kimura, sorti la même année 1954. Il travaille aussi avec Masaki Kobayashi sur « Trois amours », puis avec Mikio Naruse dans « Nuages flottants » en 1955.
Ces premiers rôles le mènent vers des cinéastes qui comptent dans le cinéma japonais d’après-guerre. En 1955, Kenji Mizoguchi lui confie Yang Hsien dans « L’Impératrice Yang Kwei-Fei ». La même période le voit passer de « Le Christ en bronze » de Minoru Shibuya à « Le Chat, Shozo et ses deux maîtresses » de Shirō Toyoda, puis à « Gens de rizière » de Tadashi Imai en 1957.
Les années 1950, au cœur du jidai-geki
En 1957, Isao Yamagata joue encore dans « Une histoire d’Osaka » de Kōzaburō Yoshimura. Deux films de 1958 prolongent cette présence dans les récits d’époque: « Isshin Tasuke - Tenka no ichidaiji » et « Onmitsu Shichishoki ». L’acteur y occupe des distributions qui le ramènent au théâtre de l’histoire, aux loyautés de clan et aux figures de pouvoir.
Cette orientation se lit aussi dans « Akō rōshi » de Sadatsugu Matsuda, en 1961. Yamagata y tient le rôle de Kataoka. Le film s’inscrit dans une série d’œuvres où la trame du Japon féodal offre à son jeu des personnages de dignitaires, de guerriers ou de conseillers.
Le tournage de « Les Sept Samouraïs » avec Akira Kurosawa reste un point d’appui majeur de cette décennie. Yamagata y apparaît au milieu d’un ensemble qui a profondément marqué le cinéma japonais, sans que sa présence soit dissociée du collectif. L’année suivante, sa participation à « L’Impératrice Yang Kwei-Fei » montre qu’il circule déjà entre les grands noms du pays.
Kobayashi, Uchida, Yoshida: des rencontres décisives
Au milieu des années 1960, Isao Yamagata retrouve des cinéastes dont les films dessinent une autre idée du drame historique. En 1964, Tomu Uchida le dirige dans « Seul contre tous à Ichijoji ». L’année suivante, Yoshishige Yoshida lui confie Denzo Hashimoto dans « Histoire écrite sur l’eau ».
Le même moment l’installe aussi dans « Daikon to ninjin » et dans « 若ざくら喧嘩纏 », tous deux datés de 1962 dans la liste des œuvres connues. Ces titres confirment une présence régulière dans le cinéma japonais de studio, sans rupture de registre ni déplacement brutal vers d’autres formes.
En 1965, il tourne aussi dans « Histoire écrite sur l’eau », puis en 1966 dans « La Légende de Zatoïchi: Le Pèlerinage » de Kazuo Ikehiro, où il joue le boss Tohachi. En 1967, Masaki Kobayashi lui confie Shobei Tsuchiya dans « Rébellion ». Cette collaboration avec Kobayashi referme une boucle ouverte plus tôt avec « Trois amours », film du même réalisateur.
Des rôles tardifs et une présence durable
Dans les années 1970, Isao Yamagata reste présent dans des productions de genre et des récits historiques. En 1971, il participe à « Kaoyaku » de Shintarō Katsu. L’année suivante, il apparaît dans « Baby Cart: Dans la terre de l’ombre » de Kenji Misumi, sous le nom d’Endo Genba.
Le milieu de la décennie le retrouve dans « Yuki fujin ezu » en 1975, puis dans « Zone stérile » de Satsuo Yamamoto en 1976. La dernière date citée dans sa filmographie vérifiée est 1982, avec « La Truite » de Joseph Losey, où il joue Daigo Hamada.
Entre 1951 et 1981, cette circulation continue d’un film à l’autre le place dans un réseau de réalisateurs très divers, de Kurosawa à Losey, de Mizoguchi à Yoshida. Le 1988 marque une reconnaissance officielle avec l’Ordre du Trésor sacré de quatrième classe.
Une filmographie dominée par le costume
Les titres conservés dessinent un répertoire dominé par les récits de samouraïs, les drames de cour et les adaptations historiques. « Les Sept Samouraïs », « L’Impératrice Yang Kwei-Fei », « Akō rōshi », « Seul contre tous à Ichijoji » ou « Rébellion » forment un ensemble cohérent, sans que chaque film répète le précédent. Yamagata y occupe des fonctions de commandement, d’autorité ou d’entourage du pouvoir.
Cette continuité s’observe aussi dans ses passages par des œuvres de Mizoguchi, Naruse, Kobayashi, Uchida, Yoshida, Ikehiro ou Misumi. Peu d’acteurs peuvent traverser avec la même constance un tel ensemble de signatures. Ici, le nom d’Isao Yamagata circule des grands studios aux films plus tardifs sans changer de place dans l’imaginaire des récits d’époque.
La mort de l’acteur à 80 ans, en 1996, ferme une présence qui s’est étirée sur trois décennies de cinéma japonais. Entre Londres et Fuchū, entre 1951 et 1982, Isao Yamagata a laissé une suite de rôles lisibles, fermement ancrés dans les films historiques, au point que quelques titres suffisent à en tracer la ligne nette.
Films et séries avec Isao Yamagata
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Galerie photos de Isao Yamagata
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