José Luis Garci: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de José Luis Garci en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
68
œuvres recensées
65 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1966
- Dernière année recensée
- 2024
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1982, Volver a empezar place José Luis Garci au centre d’un cinéma espagnol qui retrouve alors une visibilité internationale. Le film, suivi de El crack, El abuelo et Holmes and Watson: Madrid Days, dessine une œuvre tenue par l’écriture, la mise en scène et, à plusieurs reprises, la production. Né le 20 janvier 1944 à Madrid, José Luis García Muñoz mène aussi une activité de scénariste, d’écrivain, d’acteur, d’animateur de télévision et de critique de cinéma. Son nom apparaît dès 1975 au générique de Al fútbol et de Mi Marilyn, puis revient en 1976 avec Tiempo de gente acobardada.
José Luis Garci, de Madrid à la mise en scène
L’université de Madrid figure parmi les éléments de sa formation. Dès 1970, José Luis Garci est associé à El cronicón, puis à La cabina en 1972 et à Le Bal du vaudou en 1973, sous le titre Una gota de sangre para morir amando. Ces participations précèdent une série de réalisations qui s’ouvre avec Asignatura pendiente en 1977. L’année suivante, Solos en la madrugada prolonge ce mouvement, avant Las verdes praderas en 1979.
Le début des années 1980 installe un rythme régulier. En 1980, il est crédité pour Alfonso Sánchez, puis signe El crack en 1981 et Volver a empezar en 1982. La suite garde la même cadence avec El crack II en 1983, Sesión continua en 1984 et Asignatura aprobada en 1987. Parallèlement, le travail d’écriture reste présent, et l’ensemble de ces titres fait coexister réalisation et scénario dans une même pratique.
En 1988, il reçoit le Prix César-González-Ruano. La même décennie, Mnemos apparaît en 1988 avec des crédits de writer et de director. Le film confirme une méthode où la signature ne se limite pas à la réalisation, mais passe aussi par l’écriture. Cette présence croisée se retrouvera plus tard sur plusieurs projets.
Les années 1990, l’écriture au premier plan
Le début des années 1990 s’ouvre avec El sueño en 1991, puis Casablanca revisitada en 1992 et Canción de cuna en 1994. En 1996, José Luis Garci dirige El gabinete del doctor Armengot et Dual, tout en signant le scénario de Dual. La même année, Luciérnagas le retrouve comme scénariste et réalisateur. Cette coexistence des fonctions donne à ses films une cohérence de fabrication où le texte et l’image portent la même main.
L’année 1996 compte aussi un jalon institutionnel: la Médaille d'or du mérite des beaux-arts lui est remise par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports. En 1998, il réalise, écrit et produit El abuelo. Le film concentre plusieurs fonctions sur un même titre, sans dissocier l’auteur de l’organisateur du projet. L’année suivante, Yerma est crédité comme scénario, preuve que l’écriture demeure un axe continu dans cette décennie.
Sur cette période, l’activité ne se limite pas à la mise en scène. José Luis Garci intervient aussi dans le champ critique et télévisuel, et ses fonctions déclarées comprennent l’animation de télévision, l’écriture et la critique de cinéma. Il entre à l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand le 28 avril 1998 et y reste jusqu’au 23 avril 2001. Cette présence institutionnelle accompagne des films qui gardent une place centrale dans son travail des années 1990.
Entre télévision et cinéma au tournant du siècle
L’entrée dans les années 2000 s’ouvre avec You're the One (una historia de entonces) en 2000, puis Historia de un beso en 2002. Deux ans plus tard, Tiovivo c. 1950 apparaît en 2004, avant Ninette en 2005. Luz de domingo suit en 2007, puis Sangre de mayo en 2008. Cette suite dessine une activité stable, centrée sur des œuvres de cinéma où la réalisation reste liée au scénario.
L’animation télévisuelle tient aussi sa place, avec ¡Qué grande es el cine! parmi ses œuvres principales. La mention de cette émission, jointe à ses fonctions d’animateur de télévision, élargit le cadre de son activité au-delà des seuls plateaux de tournage. José Luis Garci ne quitte pas pour autant l’écriture. Chaque retour à la mise en scène semble garder l’empreinte de cette double compétence, présente dès les années 1980 et maintenue ensuite.
En 2012, il signe Holmes and Watson: Madrid Days. En 2013, il reçoit le Prix de la ville d'Alcalá. La même année, une photographie datée de 2013 accompagne souvent son nom, signe d’une reconnaissance publique toujours active. En 2019, El crack cero revient vers un titre déjà présent dans sa filmographie, sans que cela rompe la logique d’ensemble de son travail, davantage construit par reprises et variations que par ruptures spectaculaires.
Écriture, production, récompenses
Le versant scénaristique traverse l’ensemble de sa pratique. Mnemos, El abuelo, Yerma, Dual, Luciérnagas et El gabinete del doctor Armengot montrent une continuité dans l’écriture, parfois associée à la réalisation, parfois séparée d’elle. Le crédit de producteur sur El abuelo renforce encore cette implication. L’œuvre ne se présente donc pas comme un simple alignement de mises en scène, mais comme un ensemble où Garci tient plusieurs postes sur certains projets décisifs.
Ses distinctions jalonnent ce chemin sans le figer. Outre le Prix César-González-Ruano en 1988, la Médaille d'or du mérite des beaux-arts en 1996 et le Prix de la ville d'Alcalá en 2013, il devient membre de l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand. Ces repères institutionnels se superposent à une activité commencée en 1977 et toujours visible par ses réalisations de la fin des années 2010.
José Luis Garci reste enfin associé à un ensemble de titres qui reviennent souvent comme repères de son travail: Volver a empezar, El crack et ¡Qué grande es el cine!. Ces œuvres résument moins une évolution qu’une manière de travailler où la mise en scène, le scénario et la parole sur le cinéma avancent sur un même axe. Le nom de José Luis García Muñoz, dit José Luis Garci, continue de circuler sous cette forme précise, liée à Madrid, à la réalisation et à une pratique étendue de l’écriture.
Films et séries réalisés par José Luis Garci
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de José Luis Garci
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.













































