Tarık Akan: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Tarık Akan en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
117
œuvres recensées
115 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1971
- Dernière année recensée
- 2016
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1970, Tarık Akan gagne un concours d’acteur organisé par le magazine Ses. L’année suivante, il apparaît dans « Solan Bir Yaprak Gibi » de Mehmet Dinler, où il joue Murat Sayman aux côtés de Fatma Girik. Né le 13 décembre 1949 à Istanbul, mort dans la même ville le 16 septembre 2016, il reste associé au cinéma turc des années 1970 et aux films de Yılmaz Güney.
Formation à Istanbul et premiers repères
Tarık Akan porte à l’état civil le nom de Tarık Tahsin Üregül. Il étudie le génie mécanique à l’Université technique de Yıldız à Istanbul, puis sort diplômé de l’École supérieure de journalisme dans la même ville. Pour financer ses études, il travaille comme maître-nageur et vendeur ambulant.
Le futur acteur reste très tôt lié à Istanbul, où il termine sa scolarité après plusieurs déplacements familiaux. Son entrée dans le métier passe par un concours plutôt que par un cursus dramatique classique, puis par un premier engagement au cinéma en 1971. La même période le voit accéder à une visibilité rapide, avec une activité soutenue tout au long des années 1970.
Les années Yeşilçam
Au cours des années 1970, Tarık Akan tourne une cinquantaine de films. Il participe à « Tatlı Dillim » en 1972, puis à « Canım Kardeşim » en 1973 et à « Esir Hayat » en 1974, où il tient le rôle d’Aydın. Il apparaît aussi dans « Hababam Sınıfı » en 1975, aux côtés de Kemal Sunal et Halit Akçatepe, dans une série devenue très populaire en Turquie.
Cette période le voit circuler dans des comédies romantiques et des drames familiaux. Il joue dans « Mavi Boncuk » en 1974, « Bizim Aile » en 1975, « Nehir » en 1977, puis « Maden » en 1978. Ces titres l’installent dans un cinéma très suivi par le public turc, avec des sorties rapprochées et des rôles nombreux.
À cette époque, Tarık Akan tourne aussi « Baraj » en 1977 et « Demiryol » en 1979. L’ensemble dessine une présence continue sur les écrans turcs pendant près d’une décennie, au moment même où Yeşilçam produit à un rythme soutenu.
Le virage politique
En 1977, « Nehir » l’oriente vers un cinéma plus engagé. Deux ans plus tard, « Sürü » le place sous la direction de Yılmaz Güney, avec un rôle inscrit dans l’un des films turcs les plus commentés de cette période. Quelques mois plus tard, il tourne « Yol, la permission » en 1982 avec le même cinéaste, dans le rôle de Seyit Ali.
Le film reçoit la Palme d’or au Festival de Cannes. Tarık Akan n’y occupe pas seulement une place de distribution, il se trouve au cœur d’un des rares titres turcs passés avec éclat par Cannes. La même logique se retrouve dans « Derman » en 1983, où il interprète Şehmuz, puis dans « Pehlivan » en 1984, où il joue Bilal.
Son répertoire de cette décennie comprend aussi « Kıskıvrak » en 1986, « Ses » la même année, « Çark » en 1987 et « Dönüş » en 1988, où il tient le rôle de Berde. Tarık Akan s’oriente alors vers des personnages plus directement liés aux tensions sociales et aux récits dramatiques.
Les années 1980 et la reconnaissance
En 1979, Tarık Akan effectue son service militaire à Denizli. La période 1978-1981 l’expose aussi à des difficultés financières, sur fond de crise du cinéma turc après le coup d’État de 1980. En 1981, son retour en Turquie s’accompagne d’une répression qui le vise après un discours prononcé en Allemagne contre un journal de droite et son implication supposée dans un hommage à Nâzım Hikmet à Izmir.
Dans ces années, il continue de jouer dans des œuvres de fiction. Il figure dans « Herhangi Bir Kadın » en 1981, « Kaçak » en 1982 et « Arkadaşım » la même année. L’activité ne se limite pas au cinéma, puisque sa fin de carrière comprend aussi des séries télévisées, sans que ces titres soient détaillés ici.
Le Festival international du film d’Antalya lui décerne l’Orange d’or pour la carrière. Cette distinction prend place dans une filmographie déjà identifiée par plusieurs générations de spectateurs turcs, et elle consacre un acteur lié à des titres devenus familiers, de « Hababam Sınıfı » à « Yol, la permission ».
Les dernières années de travail
En 2002, Tarık Akan joue dans « Koçum Benim » dans le rôle de Koç. L’année suivante, il apparaît dans « Abdülhamid Düşerken », où il interprète Mahmut Şevket Paşa. Ces titres indiquent une présence durable dans le cinéma turc du début des années 2000.
Il publie aussi, en 2002, un livre autobiographique intitulé Anne Kafamda Bit Var (« Maman j’ai des poux sur la tête »). En 2009, il joue dans « Deli Deli Olma » et « Karşıyaka Memleket », ce dernier le voyant interpréter Nâzım Hikmet. La même période le conduit encore vers des productions qui mêlent mémoire, figure historique et cinéma populaire.
Un titre posthume, « Die Legende vom hässlichen König », figure aussi dans sa liste d’œuvres. Tarık Akan meurt le 16 septembre 2016 à Istanbul, à 66 ans. Sa sépulture se trouve au cimetière Zuhuratbaba à Bakırköy.
Films et séries avec Tarık Akan
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