Lucio Fulci: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Lucio Fulci en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
93
œuvres recensées
93 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1948
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1959, Lucio Fulci passe à la réalisation avec I ladri. Totò souhaitait qu’il mette le film en scène, et accepte d’y tenir un petit rôle. Le résultat reste modeste, mais Les Mordus du juke-box, sorti la même année, lui ouvre un autre terrain avec le premier musicarello qu’il dirige.
De Rome aux plateaux italiens
Né à Rome le 17 juin 1927, Fulci grandit dans le quartier de Trastevere. Il passe par le Convitto nazionale, puis trois années au Collegio Navale de Venise, où il joue gardien de but dans des équipes de jeunes. De retour dans la capitale, il fréquente le liceo classico statale Giulio Cesare et s’approche des cercles intellectuels liés au parti communiste italien.
Après ses études secondaires, il se tourne vers l’art, la musique et le cinéma. Il entre d’abord en médecine, sans aller au bout du cursus, puis obtient une licence en littérature et philosophie. Il écrit pour Il Messaggero, puis pour la Gazzetta delle Arti, tout en fréquentant le Gruppo Arte Sociale fondé par Renzo Vespignani.
Un passage par le Centro Sperimentale di Cinematografia l’amène vers les plateaux. Il participe à la seconde équipe des Derniers Jours de Pompéi en 1950, puis signe trois documentaires d’actualités cinématographiques. Mauro Bolognini le présente à Steno, qui l’engage comme assistant réalisateur après en avoir parlé avec Totò.
Totò, Steno et la comédie italienne
Avec Steno et Totò, Fulci entame une collaboration durable. Il écrit une quinzaine de scénarios, dont ceux de Totò en couleurs, Totò en enfer et Totò dans la lune. Il travaille aussi sur des titres liés à la comédie à l’italienne, comme L'uomo, la bestia e la virtù et Les Gaîtés de la correctionnelle.
Dans Les Gaîtés de la correctionnelle, il invente le personnage de Nando Mericoni, repris plus tard dans Un Américain à Rome. Cette période installe Fulci dans un cinéma de commandes rapides, nourri de dialogues et de mécanique comique. Il passe derrière la caméra avec I ladri, un film à petit budget qui ne rencontre pas l’accueil attendu.
Le geste suivant change sa place dans le cinéma populaire italien. Les Mordus du juke-box réunit Adriano Celentano, Mario Carotenuto, Tony Dallara et Fred Buscaglione. Les Hurleurs, en 1960, poursuit cette voie avec Gianni Meccia, Joe Sentieri et Mina, tandis que la chanson 24.000 baci prend son essor à l’écran.
Franco et Ciccio, la fabrique des gags
Dans les années 1960, Fulci rencontre Franco Franchi et Ciccio Ingrassia lors d’un Festival dell’avanspettacolo. Il ne les découvre pas le premier, mais contribue fortement à fixer leur duo, en répartissant les rôles entre Ciccio, plus raisonnable et cultivé, et Franco, plus débridé.
Leur première collaboration est Deux de la légion. Fulci les dirige ensuite dans une douzaine de films, parmi lesquels 002 Agents secrets, Les Deux Parachutistes et Deux Dangers publics. Le travail avec eux devient pour lui un terrain d’efficacité technique, mis au service de la vitesse des sketches et des détournements de genres.
La dernière association avec le duo arrive avec Il lungo, il corto, il gatto. À cette période, Fulci a déjà installé une méthode précise, fondée sur des équipes comiques solides et des tournages rapides. Il travaille alors dans un cinéma italien où la parodie côtoie la chanson, le vaudeville et les routines de salle.
Le virage du giallo
En 1969, Perversion Story l’emmène aux États-Unis avec Jean Sorel, Marisa Mell et Elsa Martinelli. Le film reprend Sueurs froides d’Alfred Hitchcock et marque son entrée dans un giallo travaillé comme un jeu de miroirs. La même année, Liens d'amour et de sang se tourne vers l’Italie de l’Inquisition et s’inspire de Beatrice Cenci et de Chroniques italiennes de Stendhal.
Fulci revient ensuite vers Florinda Bolkan avec Le Venin de la peur, puis La Longue Nuit de l’exorcisme. Le premier mêle fantasmes psychanalytiques et éclats psychédéliques, le second ancre son récit dans le Mezzogiorno. Dans ces années, son cinéma bascule vers des formes plus sombres, nourries de vertige mental et de menace rurale.
Par ailleurs, L'Enfer des zombies devient son titre le plus connu à l’international. Fulci y trouve un point d’appui durable, avant de composer ce que l’on appelle la trilogie de la mort avec Frayeurs, L'Au-delà et La Maison près du cimetière, tous trois avec Catriona MacColl.
L’horreur selon Fulci
En 1981, L'Au-delà lui offre un autre terrain de jeu, avec un scénario signé par lui et une apparition non créditée comme Town Clerk. Le film s’ajoute à une série où il prend aussi la parole à l’écran dans de brèves interventions, comme dans L'Éventreur de New-York en 1982, où il figure comme Chief of Police tout en signant scénario, histoire et mise en scène.
Le rapprochement avec Edgar Allan Poe passe par Le Chat noir, adapté librement en 1981. Fulci y travaille une matière littéraire qu’il traite sans solennité muséale, en gardant le goût des corps menacés, des lieux clos et des atmosphères d’angoisse. Cette même année, son nom reste associé à des films d’épouvante jugés violents à leur sortie.
Quelques mois plus tard, il poursuit cette voie avec L'Éventreur de New-York, où il revient au scénario et à la réalisation. La présence de Fulci dans ses propres films reste ponctuelle, mais elle s’inscrit dans un rapport direct au plateau et au montage des effets.
Les dernières années
En 1987, Fulci devient associate producer sur La Malédiction Céleste. Le crédit signale une nouvelle manière d’habiter le cinéma, plus discrète dans l’organisation des projets mais toujours liée à l’horreur et aux productions de genre. Il garde alors son nom attaché à des films qui prolongent ses obsessions de metteur en scène.
Une photographie le montre à Londres en 1994. Il meurt à Rome le 13 mars 1996, à 68 ans. Le cinéaste italien laisse derrière lui une filmographie où cohabitent la comédie populaire, le giallo et l’épouvante, avec des passages par l’écriture, l’interprétation et le travail de production.
Films et séries réalisés par Lucio Fulci
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Galerie photos de Lucio Fulci
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.


















































