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	<title>Archives des Film - NRmagazine</title>
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	<title>Archives des Film - NRmagazine</title>
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		<title>Disclosure Day : Spielberg reprend contact avec les extraterrestres et signe son meilleur démarrage de toute sa carrière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bazire]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 12:19:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog Entertainment]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
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<h2>Rencontre du quatrième type de problèmes</h2>
<p>Pour rappel, voilà le pitch : Daniel Kellner (<a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/323468/josh-o-connor">Josh O&#8217;Connor</a>, décidément partout), ancien expert en cybersécurité pour une organisation non-gouvernementale secrète, se retrouve sur la liste noire de son ancien patron Noah Scanlon (<a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/161313/colin-firth">Colin Firth</a>, en mode froid clinique parfait) après avoir décidé de balancer des preuves irréfutables de contact extraterrestre. À ses côtés, Hugo Wakefield (<a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/15801/colman-domingo">Colman Domingo</a>, once again impeccable) veut coûte que coûte diffuser l&#8217;information en direct à la télévision. Et puis il y a Margaret Fairchild, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/32816/emily-blunt">Emily Blunt</a> en météorologue de Kansas City qui se met à parler une langue indéchiffrable en plein bulletin météo. <strong>Une météorologue qui parle extraterrestre en direct sur une chaîne locale du Midwest : difficile de trouver un point de départ plus spielbergien.</strong></p>
<p>Le scénario est signé David Koepp, compagnon de route historique du réalisateur, déjà responsable de <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/41795/jurassic-park"><em>Jurassic Park</em></a> et d&#8217;<em>Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal</em> (on ne lui en tient pas trop rigueur pour le deuxième). L&#8217;histoire, elle, vient directement de Spielberg lui-même, et ça se voit : il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une commande de studio, mais d&#8217;une obsession personnelle qui remonte à <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/42945/rencontres-du-troisieme-type"><em>Rencontres du troisième type</em></a> (1977) et qu&#8217;il n&#8217;a jamais vraiment lâchée. Comme quoi, certains réalisateurs font des thérapies, d&#8217;autres font des films. Spielberg, lui, fait les deux en même temps.</p>
<p>Le tournage s&#8217;est déroulé en 2025 entre le New Jersey, Atlanta et New York. <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/6454/john-williams">John Williams</a> est à la partition, évidemment, comme si le vieux Steven pouvait s&#8217;en passer. À 79 ans, Williams livre une bande originale que les premières critiques qualifient déjà de l&#8217;une des plus remarquables de sa carrière tardive. <strong>On ne va pas cracher dessus.</strong></p>
<h2>Margaret Fairchild et la conspiration de l&#8217;empathie</h2>
<p>Ce qui distingue <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/86515/disclosure-day"><em>Disclosure Day</em> </a>de la concurrence, et qui va diviser les spectateurs autant que les critiques, c&#8217;est son vrai sujet, qui n&#8217;est pas la révélation extraterrestre mais ce qu&#8217;elle implique sur l&#8217;espèce humaine. Quelque part dans les décennies de dissimulation gouvernementale, les extraterrestres ont développé un plan : identifier deux humains, leur insuffler des capacités hors-normes, la maîtrise instantanée des mathématiques complexes et des langues pour l&#8217;un, la capacité à réfléchir l&#8217;âme de l&#8217;autre, afin qu&#8217;ils servent de représentants diplomatiques. Daniel et Margaret, sans jamais l&#8217;avoir su, sont les émissaires d&#8217;une civilisation qui n&#8217;a pas encore décidé si elle voulait nous envahir ou nous sauver de nous-mêmes.</p>
<p>La scène-clé se déroule dans une reconstitution parfaite de la chambre d&#8217;enfance de Margaret, construite par Hugo : les deux protagonistes y revivent leur enlèvement commun, enfants, débloquant les capacités dormantes implantées des décennies plus tôt. C&#8217;est la séquence qui structure tout, celle qui transforme rétrospectivement le film en quelque chose de plus grand qu&#8217;un simple thriller de conspiration. <strong>Spielberg appelle ça de l&#8217;empathie. D&#8217;autres appelleront ça de la manipulation émotionnelle. On a un peu de mal à trancher.</strong></p>
<p>Sauf que le film termine sur un cliffhanger assumé : un extraterrestre vivant et respirant est amené dans le studio de télévision, il chuchote un message à Margaret, et on coupe au générique. Ce que ce message contient, on ne le saura pas. Aucune suite n&#8217;est annoncée à ce jour. La question est sans réponse pour le moment, mais ce ne serait pas franchement étonnant qu&#8217;Universal commence à y réfléchir sérieusement dès lundi matin.</p>
<blockquote><p><em>« Mon film est plus proche de la réalité que de la fiction en ce qui concerne les OVNIs et les extraterrestres »</em>, a déclaré Spielberg dans un entretien relayé par AlloCiné. On note l&#8217;euphémisme (attention euphémisme).</p></blockquote>
<h2>Spielberg et ses extraterrestres : une obsession de cinquante ans</h2>
<p>On ne peut pas parler de <em>Disclosure Day</em> sans parler de l&#8217;homme qui le porte sur cinquante ans de carrière. <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/42945/rencontres-du-troisieme-type"><em>Rencontres du troisième type</em></a> (1977), <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/watch/1904247"><em>E.T. l&#8217;extra-terrestre</em></a> (1982), <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/12546/la-guerre-des-mondes"><em>La Guerre des mondes</em></a> (2005), à chaque fois, une variation sur le même thème : que se passe-t-il quand l&#8217;humanité doit faire face à ce qu&#8217;elle ne comprend pas ? La réponse de Spielberg n&#8217;a jamais varié : elle a peur, elle tire des balles, puis elle apprend à aimer. <em>Disclosure Day</em> en est la synthèse la plus aboutie sur le plan conceptuel, même si elle n&#8217;est pas forcément la plus aboutie sur le plan de la mise en scène.</p>
<p>Car le film est aussi, à sa manière, une œuvre autobiographique déguisée. Spielberg, qui s&#8217;est confronté à la question de sa propre identité dans <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/416699/the-fabelmans-a-family-in-film"><em>Les Fabelmans</em></a> (2022, sept nominations aux Oscars), place ici deux humains qui découvrent qu&#8217;ils ne sont pas ce qu&#8217;ils croyaient être. Le parallèle biographique est tellement appuyé qu&#8217;il en devient presque gênant. <strong>C&#8217;est le rêve ultime du Spielberg Movie : se raconter tout en prétendant parler d&#8217;autre chose.</strong></p>
<p>Collider a qualifié le long-métrage de « plus proche en esprit de <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/42399/a-i-intelligence-artificielle"><em>A.I. Intelligence artificielle</em></a> que d&#8217;<em>E.T.</em> », ce qui est à la fois un compliment et une alerte. Ces films sont brillants et imparfaits, sophistiqués et froids. <em>Disclosure Day</em> hérite des deux défauts.</p>
<h2>Colin Firth en méchant, ou l&#8217;art de recycler les idées reçues</h2>
<p>Il faut parler du casting, parce que c&#8217;est là que les choses deviennent vraiment intéressantes. <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/32816/emily-blunt">Emily Blunt</a> est, une fois de plus, la raison principale d&#8217;aller voir ce film. Elle porte une partition impossible, jouer quelqu&#8217;un qui ne sait pas ce qu&#8217;elle joue, avec une précision qui force le respect. <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/323468/josh-o-connor">Josh O&#8217;Connor</a>, en lanceur d&#8217;alerte épuisé et paranoïaque, confirme qu&#8217;il est en train de construire tranquillement l&#8217;une des carrières les plus solides de sa génération. <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/15801/colman-domingo">Colman Domingo</a> en Hugo Wakefield apporte la chaleur nécessaire pour que l&#8217;ensemble ne se transforme pas en exercice de style glacial.</p>
<p><a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/161313/colin-firth">Colin Firth</a> en Noah Scanlon, lui, est plus discutable. Il joue l&#8217;antagoniste, l&#8217;homme qui veut enterrer la vérité parce qu&#8217;il est convaincu que l&#8217;humanité ne survivra pas à la révélation, avec ce flegme britannique qui lui sert depuis <em>Le Discours d&#8217;un roi</em>. Le problème, c&#8217;est que le personnage est écrit comme une variation du Grand Méchant Corporatif Sans Nuance. David Koepp, qui est pourtant capable du meilleur, scénariste de <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/41795/jurassic-park"><em>Jurassic Park</em></a> et de <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/12695/jurassic-world-renaissance"><em>Jurassic World : Renaissance</em></a>,, lui offre exactement deux scènes d&#8217;humanité et bâcle le reste. <strong>Pour un film dont la thèse centrale est l&#8217;empathie, c&#8217;est un putain de paradoxe.</strong></p>
<p><a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/451803/eve-hewson">Eve Hewson</a> complète le tableau en Jane Blakenship, dont la fonction narrative reste elliptique jusqu&#8217;au bout, ce qui soit dit en passant est soit un choix d&#8217;auteur audacieux, soit un problème de montage. Le film dure 2h25 (oui, encore), et quelques scènes auraient pu rejoindre la salle de montage sans que personne ne pleure.</p>
<h2>44 millions de dollars, ou la résilience du cinéma d&#8217;auteur à grand budget</h2>
<p>Le box-office américain a parlé : 44 millions de dollars au premier week-end d&#8217;exploitation, dans 3 824 salles nord-américaines, selon <em>Deadline</em>. C&#8217;est le meilleur démarrage de toute la carrière de <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/15631/steven-spielberg">Spielberg</a> sur un film original, entendre un film qui n&#8217;est pas une suite, un reboot ou une adaptation de franchise pré-existante. Universal, qui distribue le film, peut sabrer le champagne. Le score sur Rotten Tomatoes oscille entre 87 et 90% selon les agrégations (127 à 137 critiques consultées à l&#8217;heure de publication), avec un score spectateur à 75%, l&#8217;écart habituel entre les enthousiastes de la presse spécialisée et le public qui, lui, voulait peut-être plus d&#8217;extraterrestres et moins de philosophie.</p>
<p><em>Variety</em> nous apprend que le film a surpassé les prévisions initiales dès le jeudi de prévisionnement, avec 6,5 millions récoltés en avant-premières, battant ainsi le précédent record de Spielberg sur ses productions originales, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/188/ready-player-one"><em>Ready Player One</em></a> (2018) était jusqu&#8217;alors la référence. <strong>Que Spielberg, à 79 ans, avec un film original sur les extraterrestres, devienne la meilleure ouverture de l&#8217;été 2026, c&#8217;est soit rassurant soit le signe que tout le reste est vraiment naze.</strong></p>
<h2>La fin que tout le monde va débattre (et Spielberg aussi, apparemment)</h2>
<p><em>Entertainment Weekly</em> a publié une longue analyse de la fin du film avec <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/32816/emily-blunt">Emily Blunt</a>, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/323468/josh-o-connor">Josh O&#8217;Connor</a>, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/15801/colman-domingo">Colman Domingo</a> et le scénariste David Koepp, signe que le studio sait pertinemment que l&#8217;épilogue va diviser. Et pour cause. L&#8217;extraterrestre qui chuchote à l&#8217;oreille de Margaret, les crédits qui tombent sans réponse, la caméra qui s&#8217;attarde sur le visage d&#8217;<a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/32816/emily-blunt">Emily Blunt</a> sans jamais nous dire ce qu&#8217;elle a entendu : c&#8217;est soit un chef-d&#8217;œuvre d&#8217;économie narrative, soit une pirouette pour éviter d&#8217;avoir à répondre à une question que le scénario a passé 2h25 à poser.</p>
<p>Koepp a déclaré à <em>People</em> que la fin est « un cliffhanger intentionnel sur la puissance de l&#8217;empathie ». <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/15631/steven-spielberg">Spielberg</a>, lui, garde le silence calculé du vieux routier qui sait exactement ce qu&#8217;il fait. On peut supposer, et on se trompe peut-être, que le message chuchoté sera au cœur d&#8217;une hypothétique suite que personne n&#8217;a officiellement commandée mais que tout le monde imagine déjà.</p>
<p><em>Disclosure Day</em> est imparfait, parfois trop long, parfois trop sage là où on attendait de la sauvagerie. Mais il est signé par quelqu&#8217;un qui sait encore ce que signifie mettre une caméra quelque part et espérer que ça change quelque chose chez le spectateur. Dans ce contexte de franchises recyclées à l&#8217;infini, c&#8217;est déjà presque un acte subversif.</p>
<p>Et si l&#8217;extraterrestre avait chuchoté « arrêtez les suites » ? La question mérite d&#8217;être posée.</p>
</article>
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		<title>Spielberg recalé par James Bond : Cubby Broccoli a dit non</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Melissa Boudot]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 16:20:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog Entertainment]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Steven Spielberg voulait James Bond. Cubby Broccoli a dit non. Le cinéma d’aventure, lui, a répondu avec un fouet, un chapeau et un sourire de sale gosse. Dans The Hollywood Reporter, Steven Spielberg raconte avoir proposé ses services à Albert “Cubby” Broccoli après le succès des Dents de la mer. Réponse : non. Il retente [...]</p>
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<p>Dans The Hollywood Reporter, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/15631/steven-spielberg">Steven Spielberg</a> raconte avoir proposé ses services à Albert “Cubby” Broccoli après le succès des <em>Dents de la mer</em>. Réponse : non. Il retente après <em>Rencontres du troisième type</em>, quand Broccoli veut utiliser les fameuses cinq notes dans <em>Moonraker</em>. Nouveau non. Spielberg donnera quand même son accord pour la musique. Classe, ou masochisme poli.</p>
<h2>Bons baisers de la porte fermée</h2>
<p>La chute est connue mais toujours délicieuse : Spielberg confie l’histoire à George Lucas en 1977, à Hawaï, et Lucas lui répond qu’il a “mieux que Bond”, un projet alors nommé <em>Indiana Smith</em>. Le nom changera, pas l’idée : <em>Les Aventuriers de l’arche perdue</em> débarque en 1981. <strong>Un refus de franchise a donc accouché d’une autre mythologie.</strong></p>
<p>Le gag final est signé Spielberg lui-même. Interrogé sur l’idée de réaliser Bond aujourd’hui, il répond que la franchise ne pourrait pas se le payer. Pendant ce temps, The Hollywood Reporter rappelle que <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/70844/denis-villeneuve">Denis Villeneuve</a> doit prendre en main le prochain 007, première grande étape de l’ère Amazon MGM.</p>
<h2>Jamais dire Dr. No</h2>
<p>Ce qui pique, c’est d’imaginer le Bond spielbergien qui n’a jamais existé : gadgets plus enfantins, suspense plus géométrique, émerveillement plus frontal. Ou peut-être un mélange impossible, trop américain pour l’aristocratie froide de 007. Broccoli n’a jamais expliqué son refus, selon Spielberg.</p>
<p>Au fond, tant mieux. Sans ce mur, on aurait peut-être eu un Bond très chic. Avec ce mur, on a eu <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/505815/the-music-of-indiana-jones">Indiana Jones</a> courant devant un rocher géant. Parfois, Hollywood prend la bonne décision par accident. Ça arrive. Rarement.</p>
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		<title>The Catch : Emma Stone et Chris Pine rejoints par Ashley Padilla pour la comédie romantique baseball d&#8217;Universal en 2027</title>
		<link>https://www.nrmagazine.com/the-catch-emma-stone-et-chris-pine-rejoints-par-ashley-padilla-pour-la-comedie-romantique-baseball-duniversal-en-2027/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Melissa Boudot]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 07:48:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog Entertainment]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Emma Stone repart au front chez Universal avec The Catch, une comédie romantique où le baseball sert de ring, de piège et probablement de machine à humiliation publique. Le casting vient de gagner Ashley Padilla, transfuge de Saturday Night Live, donc oui, ça peut devenir dingo très vite. Attrape-moi si tu peux, version diamant The [...]</p>
<p>L’article <a href="https://www.nrmagazine.com/the-catch-emma-stone-et-chris-pine-rejoints-par-ashley-padilla-pour-la-comedie-romantique-baseball-duniversal-en-2027/">The Catch : Emma Stone et Chris Pine rejoints par Ashley Padilla pour la comédie romantique baseball d&#8217;Universal en 2027</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.nrmagazine.com">NRmagazine</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img decoding="async" width="2560" height="1438" src="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/the-catch-scaled.jpg" class="attachment-full size-full wp-post-image" alt="the catch" style="float:right; margin:0 0 10px 10px;" srcset="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/the-catch-scaled.jpg 2560w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/the-catch-620x348.jpg 620w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/the-catch-1240x697.jpg 1240w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/the-catch-768x431.jpg 768w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/the-catch-1536x863.jpg 1536w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/the-catch-2048x1151.jpg 2048w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/the-catch-150x84.jpg 150w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/the-catch-450x253.jpg 450w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/the-catch-1200x674.jpg 1200w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><article><strong>Emma Stone repart au front chez Universal avec <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/265861/the-catch"><em>The Catch</em></a>, une comédie romantique où le baseball sert de ring, de piège et probablement de machine à humiliation publique. Le casting vient de gagner Ashley Padilla, transfuge de <em>Saturday Night Live</em>, donc oui, ça peut devenir dingo très vite.</strong></p>
<h2>Attrape-moi si tu peux, version diamant</h2>
<p><em>The Catch</em> avance enfin un peu plus que son titre de film qu&#8217;on imagine déjà crié dans une bande-annonce. <em>The Hollywood Reporter</em> a révélé le 8 juin qu&#8217;Ashley Padilla rejoignait <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/113224/emma-stone">Emma Stone</a> et <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/1761/chris-pine">Chris Pine</a> dans cette comédie romantique produite par Universal. <em>Deadline</em> a confirmé dans la foulée, en précisant que Padilla sortait de la saison 50 de <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/1906/saturday-night-live"><em>Saturday Night Live</em></a>, où elle s&#8217;est imposée comme l&#8217;un des visages comiques à suivre.</p>
<p>Le détail qui change tout : Padilla jouera la sœur du personnage d&#8217;Emma Stone. Et quand une comédie romantique commence à aligner une star oscarisée, Chris Pine, une révélation du sketch télé et un décor de baseball, on sent déjà le film qui veut courir entre <em>Bull Durham</em> et <em>Coup de foudre à Notting Hill</em> sans se casser la cheville au premier virage. Beau programme. Beau piège aussi.</p>
<p><strong>Parce que le vrai sujet, ce n&#8217;est pas le sport : c&#8217;est la manière dont Hollywood ressort la comédie romantique du placard en lui collant des crampons.</strong></p>
<h2>Stone Cold Steve Emma</h2>
<p>Selon <em>The Hollywood Reporter</em>, les détails de l&#8217;intrigue restent gardés dans le gant du receveur (oui, ils l&#8217;ont vraiment formulé comme ça, et franchement on respecte l&#8217;effort). Le pitch connu évoque une fan de baseball, incarnée par <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/113224/emma-stone">Emma Stone</a>, qui devient « la femme la plus détestée du baseball » après un incident lié à une action décisive. <em>Deadline</em> ajoute que le film est prévu pour le <strong>21 mai 2027</strong>, avec un tournage annoncé en juillet à New York.</p>
<p>À la réalisation, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/411728/dave-mccary">Dave McCary</a> n&#8217;arrive pas par hasard. Ancien réalisateur de segments pour <em>Saturday Night Live</em>, coproducteur via Fruit Tree avec Emma Stone et Ali Herting, il connaît ce territoire où la gêne sociale peut virer au burlesque en deux regards mal placés. Pour rappel, Fruit Tree a déjà montré un goût certain pour les objets qui ne se contentent pas de rentrer gentiment dans la case comédie. Ça négocie sévère entre star power et bizarrerie contrôlée.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-33942" src="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/emma-stone-thumbs-up-h75svhmkdfhom.gif" alt="" width="245" height="140" /></p>
<h2>Une Comédie Romantique dans le Champ Gauche</h2>
<p>Le scénario est passé par Patrick Kang et Michael Levin, avant un remaniement plus récent signé Jen Statsky et Travis Helwig. Le nom de Michael H. Weber à la production ajoute un petit parfum de romance cabossée, lui qui reste associé à <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/41824/500-jours-ensemble"><em>500 jours ensemble</em></a>, pas exactement le mode d&#8217;emploi du couple parfait, plutôt l&#8217;autopsie pop d&#8217;une illusion sentimentale. Bref, le genre de voisinage qui donne envie de surveiller <em>The Catch</em> d&#8217;un œil méfiant mais intéressé.</p>
<p>Et puis il y a Druski, de son vrai nom Drew Desbordes, qui vient de rejoindre le casting selon <em>Deadline</em> du 10 juin, dans le rôle du garde du corps du personnage d&#8217;<a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/113224/emma-stone">Emma Stone</a> (oui encore). Le comédien, connu pour ses vidéos virales et ses apparitions dans des productions américaines, incarne exactement l&#8217;énergie électrique que ce genre de projet peut soit sublimer soit complètement rater à l&#8217;atterrissage. On verra.</p>
<p>La présence de Shawn Levy et Dan Levine via 21 Laps indique qu&#8217;Universal ne monte pas ce bazar comme une petite bluette fauchée tournée entre deux matchs. On parle d&#8217;un projet de studio calibré pour 2027, avec des noms identifiables et une promesse simple : remettre la comédie romantique dans une arène collective, bruyante, presque sportive. En apparence, c&#8217;est léger. En réalité, c&#8217;est peut-être exactement ce dont le genre a besoin pour arrêter de ressembler à une notification de plateforme.</p>
<h2>La Machine à Fantasme, Et Ses Conditions Générales d&#8217;Utilisation</h2>
<p>Revenons deux secondes sur ce que signifie le retour d&#8217;<a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/113224/emma-stone">Emma Stone</a> à la comédie romantique. Après <em>La La Land</em> (2016, Oscar numéro un, box-office à 446 millions de dollars mondial) et <em>Pauvres Créatures</em> (2023, Oscar numéro deux, Palme d&#8217;or à Venise, un budget de 35 millions pour 36 millions de recettes, le prestige au prix fort), Stone n&#8217;est pas en manque de légitimité. Elle n&#8217;a pas besoin de <em>The Catch</em> pour exister. Ce qui rend le projet intéressant, justement : elle l&#8217;a voulu. Produit, initié, mis en branle via Fruit Tree. <strong>Ce n&#8217;est pas un retour par défaut, c&#8217;est un choix de terrain.</strong></p>
<p>Et le terrain, c&#8217;est le baseball, sport américain par excellence, aussi peu exportable en dehors des États-Unis que le football américain, mais qui fonctionne comme décor de comédie romantique depuis que <em>Bull Durham</em> a prouvé en 1988 que Kevin Costner pouvait séduire Susan Sarandon en lui récitant ses croyances personnelles (scène qui a vieilli de manière assez étrange, soit dit en passant). La question, c&#8217;est ce que <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/411728/dave-mccary">McCary</a> et ses scénaristes font du baseball : simple toile de fond, ou vraie mécanique dramatique ? La femme la plus détestée du baseball après un incident décisif, ça, c&#8217;est une prémisse. Un personnage qu&#8217;on peut aimer en la regardant se planter. Stone excelle là-dedans. On a vu.</p>
<p><strong>Si <em>The Catch</em> réussit son coup, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/113224/emma-stone">Emma Stone</a> ne volera pas seulement une balle : elle pourrait bien voler une base à toute la comédie romantique moderne.</strong> Et si ça se vautre ? On dira que le gant était troué. Classique.</p>
</article>
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		<title>Sorties cinéma du 10 juin : Spielberg, Dupieux, Soderbergh et consorts bousculent l’affiche</title>
		<link>https://www.nrmagazine.com/sorties-cinema-du-10-juin-spielberg-dupieux-soderbergh-et-consorts-bousculent-laffiche/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bazire]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 19:18:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog Entertainment]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Spielberg is back (again) On attendait ça depuis un moment. Vingt et un ans après La Guerre des Mondes (2005), Steven Spielberg replonge dans la science-fiction avec Disclosure Day, 811 séances programmées en France dès la semaine d&#8217;ouverture, ce qui donne une idée du poids de l&#8217;événement. Le pitch, ambitieux : le jour où l&#8217;humanité [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="720" src="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/disclosure-day.webp" class="attachment-full size-full wp-post-image" alt="disclosure-day" style="float:right; margin:0 0 10px 10px;" srcset="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/disclosure-day.webp 1280w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/disclosure-day-620x349.webp 620w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/disclosure-day-1240x698.webp 1240w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/disclosure-day-768x432.webp 768w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/disclosure-day-150x84.webp 150w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/disclosure-day-450x253.webp 450w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/disclosure-day-1200x675.webp 1200w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><article>
<h2>Spielberg is back (again)</h2>
<p>On attendait ça depuis un moment. Vingt et un ans après <em>La Guerre des Mondes</em> (2005), <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/15631/steven-spielberg">Steven Spielberg</a> replonge dans la science-fiction avec <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/86515/disclosure-day"><em>Disclosure Day</em></a>, 811 séances programmées en France dès la semaine d&#8217;ouverture, ce qui donne une idée du poids de l&#8217;événement. Le pitch, ambitieux : le jour où l&#8217;humanité apprend officiellement qu&#8217;elle n&#8217;est pas seule dans l&#8217;univers. Scénario signé David Koepp, musique de John Williams (oui, encore lui, oui, toujours), avec <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/32816/emily-blunt">Emily Blunt</a> et Josh O&#8217;Connor en têtes d&#8217;affiche, flanqués de Colin Firth. La bande-annonce joue la carte du thriller paranoïaque plutôt que du spectacle bruyant, ce qui, venant de Spielberg, est soit une excellente nouvelle, soit un piège. <strong>On mise sur la première option, mais on garde un œil sur la deuxième.</strong></p>
<p>Ce qui rend l&#8217;affaire intéressante, c&#8217;est moins le sujet que la trajectoire. Depuis <em>West Side Story</em> (2021) et <em>The Fabelmans</em> (2022), Spielberg semblait en mode testament autobiographique, comme si la grosse machine hollywoodienne ne l&#8217;intéressait plus vraiment. Revenir sur un terrain aussi balisé, les extraterrestres, la peur collective, la vérité cachée, avec ce casting et ce budget (les chiffres exacts restent confidentiels, mais on parle d&#8217;une production à plusieurs centaines de millions de dollars), c&#8217;est un pari. Pas désagréable à observer.</p>
<h2>Dupieux pète les plombs (en animation, cette fois)</h2>
<p>Quentin Dupieux a déjà fait parler un pneu (<em>Rubber</em>), une veste en daim (<em>Mandibules</em>), une mouche géante (<em>Incroyable mais vrai</em>), des oreilles coupées (<em>Fumer fait tousser</em>). Alors logiquement, l&#8217;animation était la suite naturelle. <em>Le Vertige</em> sort mercredi avec les voix d&#8217;<a href="https://www.nrmagazine.com/asterix-et-obelix-mission-cleopatre-le-casting-complet-du-plus-grand-succes-dalain-chabat/">Alain Chabat</a>, Jonathan Cohen et Anaïs Demoustier, et raconte l&#8217;histoire de Jacques qui va chez son ami Bruno pour lui balancer une info un brin existentielle : l&#8217;humanité vit dans une simulation. Présenté en clôture de la Quinzaine des Cinéastes à Cannes, le film joue avec les codes visuels du jeu vidéo pour explorer une thèse aussi vieille que <em>Matrix</em> (1999), mais avec le filtre absurde-désinvolte qui fait la marque de <a href="https://www.nrmagazine.com/quentin-dupieux-oeuvres-controverses/">Dupieux</a>. 404 séances au compteur, confortable, pas stratosphérique. <strong>C&#8217;est exactement là où Dupieux se sent bien : entre les deux, dans un inconfort parfaitement calculé.</strong></p>
<p>La vraie question, et on se la pose sans honte, c&#8217;est de savoir si la forme animation ajoute quelque chose à la démarche ou si c&#8217;est juste la prochaine case à cocher dans le bingo Dupieux. <em>Rubber</em> avait besoin du réel pour fonctionner. Est-ce que le délire méta-filmique tient quand tout est dessiné ? Réponse mercredi soir. On y va.</p>
<h2>Le Vertige des poings : <em>The Furious</em> arrive</h2>
<p><img decoding="async" src="https://image.tmdb.org/t/p/w1280/79GYNlnCK7kfQPAyQI13NLatK07.jpg" /></p>
<p>Coréalisé par Kenji Tanigaki et Kensuke Sonomura, deux noms qui sonnent comme une promesse pour quiconque suit le cinéma d&#8217;action hongkongais et japonais de près,, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/148320/%E7%81%AB%E9%81%AE%E7%9C%BC"><em>The Furious</em></a> (titre original : <em>Huo zhe yan</em>) porte en lui tout ce que le sous-genre peut faire de mieux et de pire. Un père dont la fille est kidnappée par un réseau criminel. Un journaliste allié en la personne de Joe Taslim, vu dans <em>The Raid</em> (2011) et dans <em>Mortal Kombat</em> (2021). Des chorégraphies de combat que les festivals ont déjà saluées avant même la sortie en salle. Le film débarque avec 156 séances, peu, ce qui suggère une sortie confidentielle, mais une réputation qui le précède. <strong>Pour les amateurs du genre, c&#8217;est le rendez-vous de la semaine.</strong></p>
<p>Surtout, <em>The Furious</em> s&#8217;inscrit dans une tendance lourde : le renouveau du film d&#8217;action chorégraphié asiatique en salles françaises, après <em>The Raid</em>, <em>SPL</em> et tous leurs descendants. Brian Le complète un casting qui mêle générations et nationalités, et ça, sur le papier, c&#8217;est exactement le genre de pari qu&#8217;on aime voir. Kidnapping de fille, réseau criminel, vengeance, le pitch ressemble à du Liam Neeson en moins somnolent. Mais les poings, eux, ont l&#8217;air autrement plus réveillés.</p>
<h2>Soderbergh fausse et gagne : <em>The Christophers</em></h2>
<p><img decoding="async" src="https://image.tmdb.org/t/p/w1280/mWRjVb2Lj9pjOlNcDP7lNvrvSo8.jpg" /></p>
<p>Steven Soderbergh ne s&#8217;arrête jamais (on le dit à chaque fois, il repart à chaque fois). <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/275461/the-christophers"><em>The Christophers</em></a> réunit Ian McKellen en peintre pop art misanthrope, Michaela Coel en restauratrice-faussaire, et James Corden en fils avide d&#8217;héritage, un casting qui aurait tout d&#8217;une blague si Soderbergh n&#8217;avait pas la réputation de tirer le meilleur de ses acteurs même dans les projets les plus improbables. L&#8217;histoire : des toiles inachevées, un stratagème familial sordide, une assistante infiltrée pour terminer l&#8217;œuvre en secret. C&#8217;est <em>Velvet Buzzsaw</em> (2019) en moins gore et sans doute en plus malin, quelque part entre satire du marché de l&#8217;art et comédie de mœurs anglaises. <strong>200 séances, public art et essai, cible large mais pas pressée.</strong></p>
<h2>Romain Duris, père malgré tout</h2>
<p><em>Fils de personne</em> de Safy Nebbou embarque <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/channel/homepage">Romain Duris</a> dans un drame de l&#8217;adoption et du deuil, entre la France et la Thaïlande. Un enfant de quatre ans perd sa mère adoptive dans un accident ; le père repart en Thaïlande pour rendre l&#8217;enfant à sa famille biologique, et se retrouve à remettre en question tout ce qu&#8217;il croyait sur la parentalité, la perte, la reconstruction. 304 séances, ce qui en fait l&#8217;un des drames français les mieux dotés de la semaine. Safy Nebbou n&#8217;a pas toujours convaincu (<em>Dans ses yeux</em>, 2021, était une belle idée à moitié réalisée), mais il a l&#8217;intelligence de ne jamais chercher le confort. <strong>Duris en père effondré, c&#8217;est une valeur sûre, à condition que le scénario tienne.</strong></p>
<h2>Et tout le reste (qui vaut quand même le coup d&#8217;œil)</h2>
<p><img decoding="async" src="https://image.tmdb.org/t/p/w1280/2stEL3ibnjg9B9Rjr0U4CyuYc5Z.jpg" /></p>
<p><a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/284104/une-annee-italienne"><em>Une année italienne</em></a> de Laura Samani adapte Giani Stuparich pour raconter septembre 2007 à Trieste, une lycéenne suédoise, seule fille de sa classe, sous le regard d&#8217;un trio de garçons. 129 séances, sortie confidentielle, mais le nom Samani est une garantie de soin formel. À côté, <em>D&#8217;un monde à l&#8217;autre</em>, documentaire de Jérémie Renier sur le deuil et l&#8217;amitié, 85 séances, un projet personnel qui sort du cadre de la fiction. Et <em>Ma famille chérie</em> d&#8217;Isild Le Besco avec Élodie Bouchez, Marisa Berenson et Jeanne Balibar autour d&#8217;une réunion de famille sous tension, 20 séances seulement, ce qui dit tout sur la visibilité accordée aux projets de ce type en 2026. <strong>Injuste ? Probablement. Surprenant ? Pas vraiment.</strong></p>
<p>Mention spéciale à <em>Le Dernier vrai samouraï</em> (<em>A Samurai in Time</em>), comédie fantastique japonaise où un guerrier de l&#8217;époque d&#8217;Edo se réveille sur le tournage d&#8217;une série historique contemporaine, 26 séances, mais le concept est assez dingo pour mériter le déplacement.</p>
<h2>Le chiffre de la semaine</h2>
<p>811 séances pour <em>Disclosure Day</em> contre 20 pour <em>Ma famille chérie</em>. Pas besoin d&#8217;un doctorat en économie du cinéma pour comprendre où va l&#8217;argent. La concentration des moyens sur une poignée de titres, le film Spielberg écrase tout, littéralement, laisse les autres se battre pour les miettes. Ce n&#8217;est pas nouveau, mais ça reste une putain de réalité à avaler chaque mercredi. La prochaine fois qu&#8217;on vous dit que le cinéma d&#8217;auteur se porte bien en France, montrez ce tableau.</p>
</article>
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		<title>[Critique] Le Mondial de Martín : Diego Luna arnaque la FIFA et on adore ça, jusqu&#8217;à ce que le film se dégonfle</title>
		<link>https://www.nrmagazine.com/critique-le-mondial-de-martin-diego-luna-arnaque-la-fifa-et-on-adore-ca-jusqua-ce-que-le-film-se-degonfle/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bazire]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 20:27:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog Entertainment]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le film s&#8217;ouvre sur une carte écrite avec un aplomb certain : « Certains de ces événements ont eu lieu ». C&#8217;est honnête et légèrement culotté. Gabriel Ripstein, petit-fils du producteur Alfredo Ripstein et fils du cinéaste Arturo Ripstein, proche collaborateur de Luis Buñuel, convoque une histoire assez dingue pour qu&#8217;on jurerait à un canular [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="720" src="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/mondial-de-martin.jpg" class="attachment-full size-full wp-post-image" alt="Le Mondial de Martín" style="float:right; margin:0 0 10px 10px;" srcset="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/mondial-de-martin.jpg 1280w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/mondial-de-martin-620x349.jpg 620w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/mondial-de-martin-1240x698.jpg 1240w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/mondial-de-martin-768x432.jpg 768w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/mondial-de-martin-150x84.jpg 150w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/mondial-de-martin-450x253.jpg 450w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/mondial-de-martin-1200x675.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><p>Le film s&#8217;ouvre sur une carte écrite avec un aplomb certain : <em>« Certains de ces événements ont eu lieu »</em>. C&#8217;est honnête et légèrement culotté. <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/881542/gabriel-ripstein">Gabriel Ripstein</a>, petit-fils du producteur Alfredo Ripstein et fils du cinéaste Arturo Ripstein, proche collaborateur de Luis Buñuel, convoque une histoire assez dingue pour qu&#8217;on jurerait à un canular : en 1983, la Colombie est déjà désignée pays hôte du Mondial, et le Mexique n&#8217;a ni dossier, ni légitimité, ni moyens sérieux. Et pourtant, un homme décide que le Mondial 1986 se jouera chez lui et va convaincre la FIFA à coups de baratin, de réseaux et de valises bien garnies.</p>
<p>Ce type s&#8217;appelle Martín de la Torre. Il est joué par <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/46424/diego-luna">Diego Luna</a>. Et c&#8217;est là que tout commence, et que tout se complique.</p>
<h2>Luna, encore Luna, toujours Luna</h2>
<p><a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/46424/diego-luna">Diego Luna</a> livre ici ce qu&#8217;il sait faire de mieux : être Diego Luna, avec ce mélange de charme goguenard, de nervosité et de désinvolture qu&#8217;on suit depuis <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/77425/y-tu-mama-tambien"><em>Y tu mamá también</em></a>. <em>Variety</em> résume très bien l&#8217;affaire : <em>« Diego Luna enlivens Gabriel Ripstein&#8217;s Mexico 86, a film that spans over a decade of shady soccer business, but doesn&#8217;t cut very deep. »</em> Autrement dit, Luna porte le film sur ses épaules, mais le scénario ne lui donne jamais un terrain de jeu à la hauteur de son potentiel. Face à lui, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/36523/daniel-gimenez-cacho">Daniel Giménez Cacho</a> campe Emilio Azcárraga, le magnat des médias mexicain surnommé « El Tigre », avec la densité qu&#8217;on lui connaît depuis <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/268483/zama"><em>Zama</em></a>. <strong>Le duo fonctionne, mais le reste du casting navigue en mode service minimum.</strong></p>
<p><a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/64572/karla-souza">Karla Souza</a> hérite d&#8217;un rôle sacrifié : Susana, l&#8217;amoureuse lucide qui sert surtout à rappeler à Martín qu&#8217;il est un menteur compulsif. Le film lui offre quelques scènes intéressantes, mais la réduit finalement au contrepoint moral du héros, coincée entre deux séquences de négociation footballistique. On sent que Ripstein veut lui donner plus de poids, mais qu&#8217;il n&#8217;a pas la place, ou pas l&#8217;envie, de le faire vraiment.</p>
<p><img decoding="async" src="https://image.tmdb.org/t/p/original/gqH599laZoZUWXW4M6BWfVsCJTy.jpg" /></p>
<p><em>Diego Luna face à la FIFA, « Vous voulez un chèque ou du cash ? »</em></p>
<h2>République bananière du ballon rond</h2>
<p>La jubilation du film tient surtout à la reconstitution des coulisses du football des années 80 : hôtels suisses feutrés, corridors de la FIFA, deals discrets dans les salons privés où se décide l&#8217;avenir d&#8217;un sport globalisé avant même le mot. La satire s&#8217;ouvre sur ce carton ironique et déploie ensuite une série de scènes où Martín navigue entre bureaucrates, dirigeants sportifs et politiques locaux avec un culot quasi suicidaire. <em>Micropsia</em> note que le film « se positionne intelligemment comme un récit qui observe, avec un certain scepticisme, la façon dont se fabriquent les Coupes du monde ». <strong>On est quelque part entre film de casse et comédie politique légère, avec un héros qui prend la FIFA en otage en lui faisant croire qu&#8217;elle garde le contrôle.</strong></p>
<p>Ce qui manque, c&#8217;est la morsure. <em>Variety</em> regrette que le film « ne creuse pas très profond » malgré une décennie entière de magouilles à portée de main, alors même que les faits réels, les renoncements de la Colombie, la course de dernière minute pour trouver un pays hôte, la fragilité des infrastructures mexicaines, offraient un terrain de jeu quasi illimité pour une vraie charge. <em>México 86</em>, pour reprendre le titre original, se contente souvent de décrire la corruption plutôt que de la démonter, préférant la regarder avec un sourire en coin. On rit, on serre les dents deux secondes, puis on repart sur un clin d&#8217;œil de Luna.</p>
<p><img decoding="async" src="https://image.tmdb.org/t/p/original/sQ6YgZD05DfRb54havsHAmZrVSM.jpg" /></p>
<h2>Satire ou feel-good : il faut choisir</h2>
<p>Les critiques anglo-saxonnes convergent : on est face à un film agréable, parfois très drôle, mais trop conciliant avec son propre sujet. <em>Micropsia</em> tranche : <em>« Mexico 86 isn&#8217;t a great film, but it has the wit to position itself as a story that looks at how World Cups are made with a skeptical eye while still embracing the charm of its protagonist. »</em> Le <em>New York Times</em>, dans un papier titré <em>This Underdog Has Bags of Cash</em>, insiste sur cette ambiguïté : le film célèbre un outsider qui gagne tout en payant tout le monde, sans jamais vraiment demander si la fin justifie les moyens. <strong>C&#8217;est là que la comédie politique se transforme en conte national un peu trop fier de ses entourloupes.</strong></p>
<p>Le film refuse de choisir : soit il assume la noirceur, les compromis, la violence sociale derrière la fête, soit il s&#8217;abandonne au pur divertissement. Ici, il oscille. Les conséquences politiques restent hors champ, la population mexicaine n&#8217;existe pratiquement que comme foule de supporters, et les enjeux économiques se limitent à des discussions de bureaux. Quand on pense à tout ce que le Mexique a encaissé dans les années 80, crises, séismes, corruption systémique, il y avait matière à faire un film autrement plus acide.</p>
<h2>Ripstein, chirurgien en sourdine</h2>
<p>En apparence, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/881542/gabriel-ripstein">Ripstein</a> filme tout ça avec une grande modestie : pas d&#8217;effets voyants, pas de mise en scène hystérique, une caméra qui suit le mouvement naturel des corps et laisse respirer les dialogues. On sent le fils d&#8217;Arturo, la référence à un certain classicisme mexicain, mais aussi un désir de rester accessible pour le public Netflix qui va tomber sur le film un soir de semaine. La photographie ressuscite les années 80 avec soin, vestes oversized, salons fumants, bureaux surchargés, sans jamais tomber dans le cosplay clignotant. <strong>C&#8217;est propre, efficace, mais rarement inoubliable.</strong></p>
<p>Le montage assure un rythme confortable : en 1h35, le film traverse une décennie de combines sans jamais sembler bâclé, mais sans non plus laisser beaucoup de place à l&#8217;ambiguïté morale. C&#8217;est la grande qualité et la grande limite de Ripstein ici : la structure narrative fonctionne comme une machine bien huilée, mais on ne sent jamais le moment où il accepterait de déraper un peu, de laisser la comédie se fissurer. Tout est sous contrôle, comme si le réalisateur ne voulait pas heurter ni les fans de ballon rond, ni ceux qui ne veulent pas se prendre un cours d&#8217;histoire politique en lançant Netflix.</p>
<p><img decoding="async" src="https://image.tmdb.org/t/p/original/x0p9wjzQG0nxvep3ZNG3iZiA0MV.jpg" /></p>
<h2>Timing en or, film en demi-teinte</h2>
<p>Le contexte de sortie est presque trop beau : le film arrive début juin 2026, juste avant une nouvelle Coupe du monde où le Mexique figure encore parmi les pays hôtes, comme en 1986. Netflix capitalise évidemment sur cette boucle temporelle, on ravive la fierté nationale en rappelant comment le pays a arraché une Coupe du monde à une FIFA surprise mais pas si réticente à être achetée. <strong>On est moins dans la dénonciation que dans l&#8217;autocélébration malicieusement amorale.</strong></p>
<p>Pour le spectateur français, surtout si on a grandi avec les images du Mondial 86, Maradona et le but de la main inclus,, il y a un petit plaisir pervers à voir ce qui se tramait de l&#8217;autre côté des caméras. On se surprend à encourager Martín alors qu&#8217;il ment, manipule et arrose la moitié du globe, parce que le film ne cesse jamais de le présenter comme un type sympathique qui veut mettre son pays sur la carte du football mondial. C&#8217;est bourré de charme et de mauvaise foi soft. On rit, on sort content, on oublie vite ce qu&#8217;on vient de voir. Ce qui, pour une satire sur la corruption, ressemble quand même un peu à un aveu.</p>
<p><iframe title="Le Mondial de Martín - Disponible sur Netflix" src="https://www.youtube.com/embed/pB4l3wOy5Ew" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Fiche film</strong><br />
<em>Le Mondial de Martín</em> (titre original : <em>México 86</em>), Mexique, 2026. Réalisation : <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/881542/gabriel-ripstein">Gabriel Ripstein</a>. Scénario : Gabriel Ripstein, Daniel Krauze. Avec : <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/46424/diego-luna">Diego Luna</a>, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/36523/daniel-gimenez-cacho">Daniel Giménez Cacho</a>, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/64572/karla-souza">Karla Souza</a>. Production : Gaumont. Distribution : Netflix. Durée : 1h35. Disponible sur Netflix depuis le 5 juin 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://www.nrmagazine.com/critique-le-mondial-de-martin-diego-luna-arnaque-la-fifa-et-on-adore-ca-jusqua-ce-que-le-film-se-degonfle/">[Critique] Le Mondial de Martín : Diego Luna arnaque la FIFA et on adore ça, jusqu&#8217;à ce que le film se dégonfle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.nrmagazine.com">NRmagazine</a>.</p>
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		<title>[Critique] Office Romance : Jennifer Lopez retourne au bureau – et Netflix sort la boîte de pansements</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bazire]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 19:47:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog Entertainment]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Film Netflix pensé pour un soir de semaine, Office Romance débarque avec Ol Parker à la mise en scène, le type de Mamma Mia! Here We Go Again, et un duo « star + mec drôle de série » comme le veut la formule maison. Jennifer Lopez incarne Jackie Cruz, PDG d&#8217;une compagnie aérienne baptisée [...]</p>
<p>L’article <a href="https://www.nrmagazine.com/critique-office-romance-jennifer-lopez-retourne-au-bureau-et-netflix-sort-la-boite-de-pansements/">[Critique] Office Romance : Jennifer Lopez retourne au bureau – et Netflix sort la boîte de pansements</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.nrmagazine.com">NRmagazine</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="720" src="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/office-romane.webp" class="attachment-full size-full wp-post-image" alt="office romance" style="float:right; margin:0 0 10px 10px;" srcset="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/office-romane.webp 1280w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/office-romane-620x349.webp 620w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/office-romane-1240x698.webp 1240w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/office-romane-768x432.webp 768w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/office-romane-150x84.webp 150w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/office-romane-450x253.webp 450w, https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/06/office-romane-1200x675.webp 1200w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><p>Film Netflix pensé pour un soir de semaine, <em>Office Romance</em> débarque avec <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/475682/ol-parker">Ol Parker</a> à la mise en scène, le type de <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/300277/mamma-mia-here-we-go-yet-again"><em>Mamma Mia! Here We Go Again</em></a>, et un duo « star + mec drôle de série » comme le veut la formule maison. <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/52158/jennifer-lopez">Jennifer Lopez</a> incarne Jackie Cruz, PDG d&#8217;une compagnie aérienne baptisée Air Cruz, maniaque du contrôle et gardienne d&#8217;une politique anti-fraternisation qu&#8217;un séduisant avocat, Daniel, va évidemment faire exploser façon turbulence en plein vol. Sur le papier, c&#8217;est l&#8217;archétype de la rom-com de bureau : hiérarchie, règlement intérieur, libido sous Excel. En réalité, le film raconte moins un amour interdit qu&#8217;un énième bras de fer entre star image-contrôlée et machine de contenu Netflix. <strong>C&#8217;est là que ça devient intéressant, quand le film se prend lui-même en flagrant délit de corporate romance.</strong></p>
<p><em>« Soft and cottony and just peculiar enough to be memorable »</em>, lâche Guy Lodge dans <em>Variety</em>, l&#8217;un des papiers les plus indulgents sur le film. Le <em>New York Times</em> parle d&#8217;un long-métrage qui essaie de caser « une saison entière de streaming en deux heures » avant de se vautrer à l&#8217;atterrissage. Sur Rotten Tomatoes, le score reste coincé dans la moyenne basse, autour de 48 % de critiques positives et une note moyenne aux alentours de 5/10, pendant que Metacritic affiche un tiède 50/100. Autrement dit : ça passe, mais on n&#8217;a pas payé un surclassement business. <strong>On est dans ce no man&#8217;s land où la rom-com ne s&#8217;effondre jamais complètement, mais ne décolle pas non plus.</strong></p>
<p><img decoding="async" src="https://image.tmdb.org/t/p/original/sgrRqG0ijLSxIzYt3WtpD8dFaME.jpg" /></p>
<h2>Air Cruz, turbulences à l&#8217;horizon</h2>
<p>Pour rappel, <em>Office Romance</em> repose sur un pitch aussi simple qu&#8217;un règlement intérieur : Jackie Cruz, PDG d&#8217;Air Cruz, dirige son entreprise avec une politique anti-fraternisation rigide comme un audit annuel, jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée d&#8217;un nouvel avocat britannique qui transforme chaque salle de réunion en prétexte à tension sexuelle. La durée, un peu moins de deux heures, trahit déjà l&#8217;ambition du film : au lieu de la rom-com resserrée, Parker et ses scénaristes <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/22314/brett-goldstein">Brett Goldstein</a> et Joe Kelly étirent la chose pour caser backstory familiale, enjeux de gouvernance, sidekicks comiques et mini-arc de rédemption pour à peu près chaque second rôle.</p>
<p>Le problème, comme le souligne Lisa Kennedy dans le <em>New York Times</em>, c&#8217;est que le long-métrage veut faire tenir une « saison complète de streaming » dans un seul film, avec des zigzags de personnages qui s&#8217;empilent sans véritable convergence. Le récit saute d&#8217;un couloir à l&#8217;autre, du board meeting à la crise intime, comme si chaque séquence était pensée pour un algorithme de rétention plus que pour une progression émotionnelle. <strong>On ne s&#8217;ennuie pas vraiment, mais on a constamment l&#8217;impression de regarder un best-of de série qu&#8217;on n&#8217;a jamais vue.</strong></p>
<p><em>« While the romance here feels tenuous at best, the comedy is in even worse shape »</em>, tacle Monica Castillo pour <em>The A.V. Club</em>, qui pointe un humour souvent réduit à des confidences gênantes déguisées en punchlines. Le film insiste sur le côté « bureau trash » promis par Netflix, avec blagues sur le sexe au travail, oversharing à la machine à café et réunions qui vrillent en chaos hormonal, mais manque presque systématiquement de précision dans le timing comique. On sent l&#8217;envie de faire du classé R, nudité explicite, langage fleuri, contenu sexuel assumé, sans avoir les dialogues ciselés qui vont avec. <strong>Ça parle cru, mais ça ne coupe jamais vraiment.</strong></p>
<p><em>« The film can&#8217;t escape all of the usual genre tropes or overt sentimentality, yet that&#8217;s tempered by a bawdy sense of humor »</em>, nuance Brian Truitt dans <em>USA Today</em>, qui voit dans ces dérapages burlesques une manière de compenser la prévisibilité de l&#8217;intrigue. Dans les faits, le film accumule les figures imposées, règlement brisé, espionnage interne, ultimatum du conseil, speech final, et joue la carte de la comédie grasse pour faire oublier qu&#8217;on connaît déjà le trajet. On rit parfois, on sourit souvent, mais on devine chaque virage dix minutes avant les personnages. <strong>Le scénario coche les cases comme un DRH qui remplit un formulaire de conformité.</strong></p>
<p><em>Quand tu promets la romance interdite au bureau et que tu livres surtout un audit RH avec blagues graveleuses</em></p>
<p><img decoding="async" src="https://image.tmdb.org/t/p/original/o2UawvqWJdT8KKn5EW8aLxljxRb.jpg" /></p>
<h2>J-Lo, reine du tableur émotionnel</h2>
<p>Autre valeur sûre : <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/52158/jennifer-lopez">Jennifer Lopez</a> en patronne de compagnie aérienne n&#8217;est pas qu&#8217;un gimmick de casting, c&#8217;est un commentaire méta sur sa trajectoire de star-businesswoman. Nuyorican Productions, sa boîte, fait partie des producteurs du film aux côtés de Netflix Studios, ce qui renforce son rôle de figure de proue dans ce type de rom-com pensée pour le streaming. Comme dans ses projets autobiographiques et musicaux, la chanteuse-actrice se met en scène en PDG obsédée par le contrôle, tiraillée entre image publique et désirs privés, comme si chaque film devenait un nouveau chapitre de sa mythologie très contrôlée. <strong>Quand elle signe la politique anti-fraternisation de Jackie Cruz, on lit presque un accord avec Netflix entre les lignes.</strong></p>
<p>Face à elle, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/22314/brett-goldstein">Brett Goldstein</a>, que les spectateurs série ont découvert via son travail de créateur sur <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/5594/shrinking/season/3/episode/1"><em>Shrinking</em></a> et sur <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/84592/soulmates/season/1/episode/4"><em>Soulmates</em></a>, co-écrit le scénario et incarne Daniel, l&#8217;avocat britannique qui vient bousculer la tour de contrôle Air Cruz. Netflix le met en avant comme un « gendre idéal un peu rugueux », celui qui apporte le grain de sel anglais et la vulnérabilité maladroite dans une comédie américaine très formatée. Le duo fonctionne par moments, quelques scènes atteignent ce niveau de complicité nonchalante qu&#8217;on attend d&#8217;une bonne rom-com, mais ne dépasse jamais totalement le stade de l&#8217;exercice de style. <strong>On sent plus les auteurs cocher « ennemis-à-amants » que deux corps qui se tombent dessus par accident métaphysique.</strong></p>
<p>La distribution secondaire vient densifier l&#8217;open space : <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/17518/betty-gilpin">Betty Gilpin</a> en collègue au franc-parler, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/27102/amy-sedaris">Amy Sedaris</a> et <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/164902/tony-hale">Tony Hale</a> en satellites comiques, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/22314/brett-goldstein">Bradley Whitford</a> en figure d&#8217;autorité, Edward James Olmos pour la touche de gravité familiale. On reste dans la logique Netflix de sur-remplir les couloirs avec des visages connus de la télé, histoire que chaque spectateur ait au moins une « gueule » à reconnaître. Plus le film ajoute de personnages, plus le centre émotionnel se dilue, comme si chaque intervention venait parasiter la trajectoire principale de Jackie et Daniel. <strong>Ol Parker pilote un vol avec trop de passagers et pas assez de sièges côté émotion.</strong></p>
<p><em>Quand tu engages un demi-open space de têtes connues mais que tu les laisses tous en roue libre au fond du cadre</em></p>
<h2>La rom-com sous Excel</h2>
<p>Dans la plus pure tradition de la comédie romantique américaine des années 2000, <em>Office Romance</em> recycle des motifs éprouvés, hiérarchie à franchir, règle à transgresser, prise de parole publique finale, mais les installe dans un environnement de travail ultra-codifié qui dit quelque chose de l&#8217;époque. Le film montre un lieu de pouvoir où tout est contractualisé, surveillé, quantifié, des risques de harcèlement aux clauses douteuses de la compagnie, et où l&#8217;amour devient un risque RH à gérer. Quand la PDG impose l&#8217;abstinence au bureau pour protéger l&#8217;entreprise, elle matérialise le fantasme d&#8217;un capitalisme qui voudrait neutraliser le désir pour ne garder que la productivité. <strong>La romance, ici, c&#8217;est le bug qui vient gripper la machine à profits.</strong></p>
<p>Sauf que le film ne pousse jamais cet angle jusqu&#8217;au bout. La politique anti-fraternisation reste surtout un ressort comique, comment se toucher sans se faire choper par les caméras et les collègues, et rarement l&#8217;objet d&#8217;une vraie réflexion sur le consentement, les rapports de pouvoir ou la toxicité potentielle de ces romances hiérarchisées. Le scénario préfère accumuler les quiproquos et les scènes de confidences gênantes plutôt que d&#8217;explorer ce que ça signifie de tomber amoureux de son supérieur dans un espace saturé de règles. <strong>On est plus proche d&#8217;un fantasme de sitcom que d&#8217;une radiographie acide du bureau contemporain.</strong></p>
<p>Sur le plan formel, <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/titles/78000/now-is-good">Ol Parker</a> joue la carte du confort visuel : photographie propre, mise en scène fluide et lisible, polish légèrement aseptisé qu&#8217;on associe désormais aux comédies Netflix. L&#8217;aéroport, les salles de réunion, les open spaces sont filmés comme des terrains de jeu chic, jamais comme des lieux de souffrance au travail ou de burn-out, malgré le statut de « bourreaux de travail » revendiqué par les personnages. On aurait aimé que le film ose la dissonance, croiser la comédie romantique avec la réalité toxique de certaines entreprises, plutôt que de lisser l&#8217;espace jusqu&#8217;à en faire un parc d&#8217;attractions corporate. <strong>Le bureau ressemble plus à un décor de publicité pour carte de crédit qu&#8217;à un vrai terrain miné.</strong></p>
<p><em>Quand ton open space a l&#8217;éclairage d&#8217;un spa et le budget déco d&#8217;un film de super-héros</em></p>
<p><img decoding="async" src="https://image.tmdb.org/t/p/original/aX1rg3wlUTaKaLfmeUNIgiayZgl.jpg" /></p>
<h2>Netflix, ce n&#8217;est pas Nora Ephron</h2>
<p>On ne peut pas regarder <em>Office Romance</em> sans penser à la stratégie comédie romantique de Netflix, qui enchaîne les projets à concept simple et casting vendeur, mais peine encore à produire de nouveaux classiques du genre. Le film incarne parfaitement cette logique : concept lisible en une phrase, star bankable, durée un peu trop longue, ton « plus salé que la moyenne » pour justifier le classement R, et résultat que les algorithmes recommanderont à l&#8217;infini sans que personne ne se batte pour le projeter en copie 35 mm dans vingt ans. On regarde, on commente, on passe à autre chose. <strong>Netflix a industrialisé la rom-com comme Air Cruz industrialise le transport aérien : efficace, mais rarement marquant.</strong></p>
<p>Les chiffres critiques parlent d&#8217;eux-mêmes : score coincé autour de la moyenne sur Rotten Tomatoes, note médiane sur Metacritic, retours spectateurs plutôt partagés. Guy Lodge souligne que le film est « assez particulier pour être mémorable », mais la plupart des autres voix y voient surtout un pur produit de l&#8217;ère du streaming, où la comédie romantique devient un flux d&#8217;images confortables légèrement épicées, sans les fulgurances dramaturgiques ou la précision d&#8217;écriture d&#8217;une Nora Ephron ou d&#8217;un James L. Brooks. La question reste entière : combien de temps le genre va rester coincé dans cet entre-deux tiède, entre cynisme industriel et romantisme qu&#8217;on n&#8217;ose plus assumer frontalement ? <strong>Pour l&#8217;instant, <em>Office Romance</em> préfère la zone de turbulence modérée, sans crash… ni vol légendaire.</strong></p>
<p><img decoding="async" src="https://image.tmdb.org/t/p/original/znphxhlU3YljAaLPC4WwOK6vkNR.jpg" /></p>
<h2>Bureau des cœurs mal rangés</h2>
<p><em>Office Romance</em> n&#8217;est ni une catastrophe industrielle ni la renaissance de la comédie romantique de bureau : c&#8217;est un film à l&#8217;image de son héroïne, maniaque du contrôle mais traversé par des envies de chaos qu&#8217;il finit toujours par recadrer. Quand le film lâche un peu la bride, quelques scènes où <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/52158/jennifer-lopez">Lopez</a> fissure le masque de PDG, un ou deux éclats burlesques qui rappellent ce que <a href="https://www.nrmagazine.com/cinema/people/22314/brett-goldstein">Goldstein</a> peut faire de mieux,, on aperçoit ce qu&#8217;aurait pu être cette romance interdite si elle avait vraiment assumé la collision entre désir et corporate. Le reste du temps, on navigue entre tropes du genre, gags poussifs et sentimentalisme convenu, dans un confort qui frôle l&#8217;anesthésie. <strong>C&#8217;est la rom-com que tu laisses tourner pendant que tu plies ton linge, pas celle qui te donne envie de démissionner par amour.</strong></p>
<p>Reste la question qui pique : combien de fois Netflix va rejouer cette partition avant de tordre la formule pour de bon ? À force de transformer la romance de bureau en produit d&#8217;appel pour abonnés, la plateforme risque d&#8217;oublier ce qui faisait la force des grandes comédies romantiques de cinéma : des personnages un peu tordus, des dialogues qui tranchent, et des choix narratifs qui acceptent de fâcher une partie du public. On se prend à rêver d&#8217;un <em>Office Romance</em> où la politique anti-fraternisation ne sert pas seulement de running gag, mais de véritable champ de bataille moral et affectif. Pour l&#8217;instant, on se retrouve avec une version sage, vaguement grivoise, qui fait le job comme un stagiaire appliqué un vendredi soir. <strong>Ce n&#8217;est pas un licenciement pour faute grave, mais on ne signe pas non plus un CDI dans ce bureau-là.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.nrmagazine.com/critique-office-romance-jennifer-lopez-retourne-au-bureau-et-netflix-sort-la-boite-de-pansements/">[Critique] Office Romance : Jennifer Lopez retourne au bureau – et Netflix sort la boîte de pansements</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.nrmagazine.com">NRmagazine</a>.</p>
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		<title>Marty Supreme : vraiment le meilleur film de 2026 — ou juste le plus bruyant ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nathan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 18:44:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blog Entertainment]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Neuf nominations aux Oscars. Le record historique au box-office d&#8217;A24. Une campagne marketing délirante avec Timothée Chalamet surgissant dans les tournois de ping-pong new-yorkais comme un fantôme pop. Marty Supreme est partout. Il écrase la conversation. Il fait débat. Mais entre le battage médiatique et le vrai ressenti de ceux qui l&#8217;ont vu, que vaut [...]</p>
<p>L’article <a href="https://www.nrmagazine.com/marty-supreme-vraiment-le-meilleur-film-de-2026-ou-juste-le-plus-bruyant/">Marty Supreme : vraiment le meilleur film de 2026 — ou juste le plus bruyant ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.nrmagazine.com">NRmagazine</a>.</p>
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<p>La réponse n&#8217;est ni simple, ni consensuelle. Et c&#8217;est précisément ce qui le rend fascinant.</p>
<p><!-- BOÎTE RÉSUMÉ --></p>
<div class="summary-box">
<h2>L&#8217;essentiel avant de lire</h2>
<ul>
<li><strong>Titre :</strong> Marty Supreme</li>
<li><strong>Réalisateur :</strong> Josh Safdie (son premier film solo en 17 ans)</li>
<li><strong>Acteur principal :</strong> Timothée Chalamet dans le rôle de Marty Mauser</li>
<li><strong>Sortie France :</strong> 18 février 2026 — États-Unis : 25 décembre 2025</li>
<li><strong>Durée :</strong> 2h30</li>
<li><strong>Genre :</strong> Comédie dramatique sportive, inspirée d&#8217;une histoire vraie</li>
<li><strong>Nominations Oscars 2026 :</strong> 9, dont Meilleur Film, Meilleur Acteur, Meilleur Réalisateur</li>
<li><strong>Box-office :</strong> 152 millions de dollars dans le monde — record absolu pour A24</li>
<li><strong>En une phrase :</strong> Un anti-héros manipulateur, le New York des années 50, une raquette de ping-pong et l&#8217;énergie d&#8217;un film qui ne vous laisse jamais respirer.</li>
</ul>
</div>
<h2>Un joueur de ping-pong ? Vraiment ?</h2>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-29198" src="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/03/a24-josh-safdie-marty-supreme-mauser-x6aw7pnmu4tf2xn9i1.gif" alt="" width="480" height="240" /></p>
<p>Oui, et non. Sur le papier, <em>Marty Supreme</em> raconte l&#8217;histoire d&#8217;un jeune homme du Lower East Side de Manhattan dans les années 1950, employé dans la boutique de chaussures de son oncle, obsédé par une idée fixe : devenir champion du monde de tennis de table. Son personnage, <strong>Marty Mauser</strong>, est librement inspiré de <u>Marty Reisman</u>, véritable légende de ce sport aux États-Unis, figure à la fois culte et controversée de l&#8217;époque.</p>
<p>Mais le ping-pong n&#8217;est qu&#8217;un prétexte. Ce que Josh Safdie filme, c&#8217;est l&#8217;ambition dévorante. La manipulation comme mode de survie. Un homme prêt à <u>mentir, voler, trahir</u> — sa famille, ses amis, son amour — pour prouver qu&#8217;il existe. Le sport, c&#8217;est la métaphore. La balle qui rebondit encore et encore, sans jamais s&#8217;arrêter. Comme lui.</p>
<h2>Josh Safdie en solo : la confirmation d&#8217;un génie ou le risque de trop ?</h2>
<p><strong>Josh Safdie</strong> n&#8217;avait pas réalisé de film seul depuis <em>The Pleasure of Being Robbed</em> en 2008. Dix-sept ans de silence en tant que soliste. Son frère Benny et lui avaient signé ensemble <em>Good Time</em> (2017) puis <em>Uncut Gems</em> (2019), deux œuvres qui avaient bousculé le cinéma américain contemporain avec leur tension continue et leur façon de filmer la panique humaine comme personne d&#8217;autre.</p>
<p>Avec <em>Marty Supreme</em>, Josh Safdie signe seul. Et la question que tout le monde avait en tête — <em>est-ce que la magie vient du duo ?</em> — semble avoir obtenu une réponse. Le film est <strong>aussi hyperkinétique, aussi étouffant, aussi foudroyant</strong> qu&#8217;Uncut Gems. Le Guardian parle d&#8217;un <em>« sprint marathon de calamités »</em>. La presse française y voit une mise en scène qui <em>« épouse le tempérament du protagoniste tout en restant en parfait contrôle »</em>. Ce paradoxe — le chaos maîtrisé — est précisément la marque Safdie.</p>
<blockquote><p>« Marty Supreme confirme une nouvelle fois le talent brut de Josh Safdie et offre à Timothée Chalamet ce qui est, sans hésitation, sa meilleure performance à ce jour. »</p></blockquote>
<h2>Timothée Chalamet : enfin le rôle de sa carrière ?</h2>
<p>Il y a des acteurs qui jouent des personnages. Et il y en a qui les <em>habitent</em>. Dans <em>Marty Supreme</em>, Chalamet fait la deuxième chose. À 30 ans, il décroche sa <strong>troisième nomination aux Oscars</strong> — un record pour un acteur masculin de cet âge depuis Marlon Brando. Lunettes d&#8217;intellectuel, moustache cinématographique, corps filiforme en perpétuel mouvement : son Marty Mauser est magnétique et insupportable à la fois.</p>
<p>Ce qui rend cette performance stupéfiante, c&#8217;est sa capacité à rendre <u>un personnage profondément égoïste absolument irrésistible</u>. On lui en veut. On veut qu&#8217;il réussisse. On lui pardonne avant de lui en vouloir à nouveau. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle un anti-héros total — et Chalamet l&#8217;incarne avec une précision presque terrifiante.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-29199" src="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/03/fallontonight-tonight-show-timothe-chalamet-martysupreme-3uenuudkskkibok5x2.gif" alt="" width="480" height="480" /></p>
<h3>Et les seconds rôles ne sont pas en reste</h3>
<p><strong>Gwyneth Paltrow</strong> effectue un retour inattendu et remarqué dans le rôle de Kay. Loin des espaces bien rangés de sa marque de bien-être, elle est ici maligne, sensuelle, lucide — elle voit Marty mieux qu&#8217;il ne se voit lui-même. Son jeu est décrit comme <em>« impeccable »</em> par la presse britannique. <strong>Odessa A&#8217;zion</strong>, dans le rôle de Rachel, l&#8217;amour de jeunesse marié à un autre, livre quant à elle une prestation jugée phénoménale par de nombreux spectateurs. Le cinéaste culte Abel Ferrara et la comédienne Fran Drescher complètent un casting aussi éclectique qu&#8217;électrisant.</p>
<h2>L&#8217;esthétique : quand le style devient personnage</h2>
<p><em>Marty Supreme</em> a été tourné en <strong>pellicule 35mm</strong> par le directeur de la photographie <strong>Darius Khondji</strong> — l&#8217;un des plus grands maîtres de la lumière du cinéma contemporain, qui a travaillé avec Fincher, Audiard ou encore Woody Allen. Le résultat est un New York des années 1950 reconstitué avec une précision obsessionnelle, du Lower East Side aux salles de tournoi internationales, sans jamais ressembler à un film en costumes.</p>
<p>La bande-son, composée par <strong>Daniel Lopatin</strong> (alias Oneohtrix Point Never, fidèle collaborateur de Safdie), déploie un rock synthétique anachronique des années 80 au cœur du film d&#8217;époque. Ce choix délibérément décalé crée une dissonance percutante : on n&#8217;est ni dans la nostalgie, ni dans le présent. On est dans un état de tension permanent, celui de Marty lui-même.</p>
<h2>Ce que les chiffres racontent</h2>
<table>
<thead>
<tr>
<th>Élément</th>
<th>Données clés</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Budget de production</td>
<td>Entre 60 et 70 millions de dollars — film le plus coûteux de l&#8217;histoire d&#8217;A24</td>
</tr>
<tr>
<td>Box-office mondial</td>
<td>152 millions de dollars (record absolu pour A24, dépassant <em>Everything Everywhere All At Once</em>)</td>
</tr>
<tr>
<td>Opening day aux États-Unis</td>
<td>10,8 millions de dollars — record historique pour le studio</td>
</tr>
<tr>
<td>Nominations Oscars 2026</td>
<td>9 nominations (Meilleur Film, Acteur, Réalisateur, Scénario, Photographie, Montage, Costumes, Casting…)</td>
</tr>
<tr>
<td>Note IMDB</td>
<td>Acclamé par la critique internationale, noté parmi les meilleurs films de 2025/2026</td>
</tr>
<tr>
<td>Durée</td>
<td>2h29 min</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h2>Neuf nominations aux Oscars : mais face à qui ?</h2>
<p><em>Marty Supreme</em> n&#8217;est pas seul dans la course. Sa principale rivale à la cérémonie des Oscars 2026 est <strong>Sinners</strong>, de Ryan Coogler — qui écrase tout le monde avec <strong>16 nominations</strong>, un record dans la catégorie. C&#8217;est le vrai duel de cette saison. D&#8217;un côté, la fièvre frénétique de Safdie. De l&#8217;autre, la puissance chorale de Coogler.</p>
<p>Pour Chalamet en particulier, la compétition est serrée : Leonardo DiCaprio (<em>One Battle After Another</em>), Ethan Hawke (<em>Blue Moon</em>) et Michael B. Jordan (<em>Sinners</em>) sont tous en lice pour le même Oscar. Mais la cohésion critique autour de sa performance dans <em>Marty Supreme</em> le place en <u>favori naturel</u> dans l&#8217;esprit de nombreux observateurs.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-29200" src="https://www.nrmagazine.com/wp-content/uploads/2026/03/a24-timothee-chalamet-table-tennis-josh-safdie-bfmw5v9wie38whrooc.gif" alt="" width="480" height="240" /></p>
<h2>Alors, meilleur film de 2026 — ou simple phénomène de hype ?</h2>
<p>La question mérite d&#8217;être posée honnêtement. <em>Marty Supreme</em> n&#8217;est pas un film universellement adoré. Certains spectateurs pointent un rythme trop frénétique, un personnage principal trop crispant pour deux heures trente de compagnie. Il y a une ligne fine entre l&#8217;inconfort voulu par Safdie — cet inconfort qui était aussi au cœur d&#8217;Uncut Gems — et l&#8217;hystérie gratuite. Pour une minorité, le film la franchit.</p>
<p>Mais pour la grande majorité des critiques et du public, <em>Marty Supreme</em> représente quelque chose d&#8217;assez rare : <strong>un film qui prend des risques réels</strong>. Il n&#8217;est pas sage. Il ne cherche pas à être aimable. Il choisit de vous placer dans la tête d&#8217;un personnage raté et fascinant pendant 149 minutes, sans filet. Dans un paysage cinématographique souvent dominé par la sécurité narrative, c&#8217;est presque un acte de résistance.</p>
<p>Le <em>Figaro</em> parle d&#8217;un film <em>« habilement mis en scène, sidérant »</em>. Slate.fr insiste sur le fait qu&#8217;il ne ressemble pas à ce qu&#8217;on attend d&#8217;un biopic sportif. La BBC le qualifie de <em>« frais, drôle et exaltant »</em>. Avec une telle convergence critique, difficile de le réduire à un simple objet marketing bien huilé.</p>
<h3>Ce que le film dit de nous, au fond</h3>
<p>Il y a dans <em>Marty Supreme</em> une question qui dépasse largement le ping-pong et les années 50 : <u>jusqu&#8217;où sommes-nous prêts à aller pour être reconnus ?</u> Marty Mauser n&#8217;est pas un héros du sport. C&#8217;est un miroir tendu vers tout ce que nos sociétés valorisent secrètement — l&#8217;ambition sans limite, la performance comme identité, la victoire à n&#8217;importe quel prix. Josh Safdie ne juge pas son personnage. Il nous laisse faire. Et c&#8217;est là que le film devient véritablement inconfortable.</p>
<h2>Faut-il aller le voir ?</h2>
<p>Si vous cherchez un film confortable, réconfortant, prévisible : passez votre chemin. <em>Marty Supreme</em> n&#8217;est pas fait pour vous. Si, par contre, vous voulez passer deux heures trente dans un état de tension électrique, portés par l&#8217;une des meilleures performances d&#8217;acteur de cette décennie, avec une photographie en pellicule qui classe le film parmi les plus beaux de l&#8217;année — alors oui, <strong>allez-y sans hésiter</strong>.</p>
<p>Meilleur film de 2026 ? La réponse appartient à chaque spectateur. Mais un film <em>indispensable</em> de 2026 ? <u>Absolument.</u></p>
<div class="su-accordion su-u-trim"><div class="su-spoiler su-spoiler-style-default su-spoiler-icon-plus su-spoiler-closed" data-scroll-offset="0" data-anchor-in-url="no"><div class="su-spoiler-title" tabindex="0" role="button"><span class="su-spoiler-icon"></span>Sources</div><div class="su-spoiler-content su-u-clearfix su-u-trim">
<ul>
<li>Wikipedia – Marty Supreme (EN)</li>
<li>Le Monde – Critique Marty Supreme</li>
<li>Le Figaro – Revue de presse Marty Supreme</li>
<li>The Guardian – Critique Marty Supreme</li>
<li>BBC Culture – Marty Supreme Review</li>
<li>Hollywood Reporter – 9 nominations Oscars 2026</li>
<li>Forbes – Record box-office A24</li>
<li>AlloCiné – Avis spectateurs Marty Supreme</li>
<li>S-Quive – Analyse Marty Supreme</li>
<li>Slate.fr – Marty Supreme, pas qu&#8217;un film de ping-pong</li>
<li>Bulles de Culture – Critique Marty Supreme</li>
<li>Biba Magazine – Marty Supreme, 9 nominations aux Oscars</li>
</ul>
</div></div></div>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.nrmagazine.com/marty-supreme-vraiment-le-meilleur-film-de-2026-ou-juste-le-plus-bruyant/">Marty Supreme : vraiment le meilleur film de 2026 — ou juste le plus bruyant ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.nrmagazine.com">NRmagazine</a>.</p>
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